Qeirt (ogham)

Un voyage dans le monde des Oghams

Qeirt

Elle danse, nue, dans la brume. Elle joue avec le temps. Au creux de la terre, elle souffle avec le vent. Elle parcours le monde en ondulent comme un serpent. Elle fascine les Hommes. De tout temps, ils ont cherché à la posséder, à la prendre dans leur filet. De tout temps, il ont cherché à la figer sur des toiles, des pages ou des idées…

Plus insaisissable que le vent, elle se cache en se montrant. Elle garde le silence en hurlant. A la fois elle éblouit, et obscurcit.

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Queirt… Il s’agit ici du monde de la beauté… La beauté insaisissable. Pas celle, trop évidente de la jeunesse. Pas celle de l’apparence. Pas celle qui disparaît dès que l’on gratte un peu le vernis d’un monde un peu trop lisse.

Queirt nous parle de beauté, et ainsi nous parle d’immortalité. Pour les anciens, ce qui était vraiment beau était véritablement éternel. Il ne s’agit pas de se laisser avoir par le voile des illusions qui nous environne. Il n’y a rien de plus trompeur que la beauté, quand elle se situe dans le monde des apparences… Il y a certaines personnes, certaines circonstances, certains moments, qui font l’unanimité quand à la beauté qu’ils dégagent. Mais il est certains domaines, où la discussion peut durer longtemps quant à savoir si ce dont on parle est beau ou non…

Dans la beauté physique du monde, se cache le chant d’immortalité de l’univers. Des proportions, des intervalles, des rythmes, un chant, des rapports mathématiques…

On sait que les anciens étaient portés sur les nombres. Il ne pensaient pas ceux-ci en terme de quantité, mais en terme de qualité. Il ne s’agissait pas de se contenter de la surface des choses, mais d’aller creuser plus loin, afin de découvrir ce qui se cache derrière l’illusion de l’évidence. Des lois ont été découvertes. Pi, le nombre d’or, et beaucoup de formules mathématiques que nous connaissons aujourd’hui. Les anciens étaient précis, exactes, avaient le goût de l’exigence. Ainsi, ils ne se contentaient probablement pas de regarder les étoiles et de trouver ça beau en poussant un soupir de romantisme suranné. Il regardaient les étoiles afin de comprendre l’univers et les Dieux. Ils regardaient les étoiles pour y découvrir les lois qui gouvernaient le monde et les Hommes. Ils y trouvaient des proportions, des histoires, de la magie. Il y trouvaient la beauté du monde qui est si difficile à saisir et à décrire.

Queirt nous parle de cette beauté qui est immortalité. La pomme est par excellence le fruit de l’autre monde. Ca fermentation permet de produire un nectar qui peut nous permet d’écarter le voile qui nous sépare des Dieux. Le pommier est l’arbre de l’autre monde. Monde où le temps n’est plus linéaire. Monde où chaque chose est possible. Où toutes illusions tombe avec leurs masques trop commodes.

La beauté se voit, la beauté se vit. On ressent l’immortalité, l’infini de sa nature dès qu’on la perçoit.

Il est difficile d’en parler. L »exercice est périlleux. Quelques pensées étalées sur le papier, mais qui trahissent, quel que soit l’effort, la réalité de la vie.

La beauté se vit, en allant sur le chemin, en se laissant emporter par le vent, par le temps. La beauté se vit en allant voir de l’autre côté du miroir, en ne s’arrêtant pas aux apparences. La beauté se trouve aussi là où on ne l’attend pas. Elle se trouve parfois dans ce qui est le moins évident.

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On peut voir la beauté toute sa vie, et passer à côté d’elle parce que l’on a pas saisie sa nature profonde. Regarder à côté lorsque l’apparence ne nous convient pas, et se laisser emporter par la surface lisse d’une apparence bientôt morte…

La plupart du temps, ceux qui parlent sans cesse de la beauté du monde, ne parle que de l’illusion dont ils sont l’objet. Ils sont les pantins d’un monde de mirages, et jugent la beauté de ce monde à l’aulne de que qui leur convient ou non…

Ce qui est immortel dépasse la nature du désir des Hommes. La beauté ne se décide pas en terme de « cela me plaît, cela ne me plaît pas »…

La beauté se trouve dans le réel, dans ce qui se trouve en face de nous… Fuir, détourner le regard dès qu’une gêne se fait sentir, ce n’est pas faire face à l’immortalité…

Contrairement à ce qui se passe dans notre société des apparences, la beauté ne se juge pas. Il n’y pas à lui mettre des notes. La beauté est présente dans ce monde. Il suffit de l’observer, la comprendre… Et la cultiver…

Witto

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