Pensées magiques…

« A tous les temps qui ont précédés le nôtre, on a cru en des Dieux sous une forme ou sous une autre. Seul un appauvrissement sans précédent du symbolisme pourrait nous rendre capable de redécouvrir les Dieux comme facteurs psychiques, c’est à dire, comme archétypes de l’inconscient… Le ciel est devenu pour nous l’espace cosmique des physiciens et le divin empyrée, le souvenir merveilleux des choses qui furent autrefois… Mais « un feu dévore notre coeur » et un secret malaise ronge notre être à sa racine »

CG Jung

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Le sens du monde est un nuage à l’aube des temps,
Une pluie qui ruisselle sur les feuilles d’antan.
Dans le regard d’un amant du monde,
Des images qui dansent dans la ronde du vent.

Images et chants ont disparus de la tête des enfants,
Un froid glacial souffle, c’est la fin des temps
Pour les mythes, les Dieux, et les authentiques croyants…

Chercher les histoires dites sur l’écorce des chênes nus,
Retrouver dans le chant des oiseaux
la musique qui résonnait avant.

Ne pas chercher le passé,
Mais admettre dans les tripes ce qui nous fait.

Afin de redécouvrir une identité,
Une richesse, ce que l’on est…

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La pensée magique… Coire, être ému, ébloui, effrayé. Chercher le contact, le dialogue avec ce qui est plus vaste que nous, avec ce qui nous dépasse. Comprendre que le monde, les choses, les êtres, chaque particule est lié. Lié de manière analogique, par des correspondances, un langage particulier.

IMG_0798Apprendre ce langage, c’est apprendre la magie du monde. Et croire à cette magie, c’est participer pleinement à la vie, à sa plus profonde beauté, à sa plus délicieuse saveur.

Nous sommes dans un monde où la raison qui sépare, qui dissèque, est devenue la nouvelle religion. La raison qui permet de penser s’est échappée pour laisser la place à la froideur des cerveaux qui ne cherchent qu’a dominer. Connaître, c’est parfois se soumettre… A la mort, à la volonté des Dieux…

L’Homme d’aujourd’hui ne peut pas se soumettre, il ne le veut pas, ce serait faire preuve de faiblesse. L’Homme veut être un Dieu, et s’élever jusqu’à tordre la vie, ses lois naturelles, et peut-être même jusqu’à la recréer…

Le monde à un langage, il dit quelque chose, et cela à du sens. Pour celui qui peut entendre les chants et voir les signes, la vie prend la forme d’un chemin à parcourir, avec des étapes que les mythes anciens, parfois, nous relatent…

IMGP1696Croire en ce qui ne se voit pas, ce n’est pas faire preuve de folie, c’est réintégrer la poésie du monde. Croire véritablement aux esprits, aux Dieux, cela réenchante le monde, et permet d’en parler d’une manière autre, peut-être parfois, avec un petit goût d’exotique. Comme si l’on avait fait un voyage dans un pays lointain…

Néanmoins, les codes de cet autre monde prennent du temps avant d’être pleinement intégrés. Il y a un chemin à parcourir, le risque est grand de s’égarer. La folie guette celui qui prend ses fantasmes pour la réalité. Il faut savoir rester prudent pour ne pas se faire avaler…

Comment savoir si l’on est dans le vrai ? Seul notre coeur peut nous en parler vraiment… Une première piste, je crois : lorsque l’on découvre une certitude définitive, c’est que l’on se perd… Jour après jour continuer à honorer, à offrir, à sacrifier. Jour après jour s’améliorer, et apprendre à écouter. Celui qui dit qu’il sait : je m’en méfierais…

A suivre…

Witto

 

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Illusions…

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Je sais, oui, je sais,
Tant de choses et rien non plus.
Le miroir me raconte des histoires,
Mais je veux y croire, seul dans le noir.

Je crois, et j’ai envie d’y croire,
Ce qui est simple m’est confortable,
Pas d’efforts, non, pourquoi me faire mourir ?
Non , j’y crois, alors tais toi !

Le miroir se brise, se fissure.
Tais toi, laisse moi dans le noir !
Ce que je vois, je le trouve laid
Non, je n’ai pas envie d’y voir.

Horreur et dégoût, la lumière me perce les yeux.
L’envie me sort par les tripes, de briser ce tueur d’espoir,
qui ne veut plus

me faire croire.

Assis, seul dans le noir, je pleure.
Je pleure de ne plus y voir.
Je ne comprends plus,
ce que j’ai toujours cru.

Mes larmes sont sèches sur mes joues creusées.
Personne ne m’entend, je suis abandonné…
Un parfum de rose… J’ai la nausée !

Une fenêtre est ouverte, la-bas…
Je n’en veux pas, si c’est pour me faire maltraiter.

Rampant sur le sol dans la poussière et les déchets..
Au dessus, un air, de fleurs empoisonné..
Je suis perdu, je n’en peux

plus, maintenant, je veux voir.

Mes mains caressent les bords tranchants de ces carreaux brisés.
Le sang me coule sur les bras, nourrit le sol, je veux être sauvé.

A bout de force, je me hisse, plein de peurs, aveuglé…

Je regarde et je vois…

Au dehors, mon reflet…

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N’être qu’une ombre… Caché par nos villes, nos professions, notre éducation… Caché par nos interdits, nos craintes. Une fuite sans fin vers le trou creusé pour notre tombe. Etre mort avant de mourir. Triste destinée pour qui croit vivre, en vain…

Pour relever le défi, encore faut-il le reconnaître. Entendre l’appel, et se lever, ne pas l’éviter. Accepter d’être grand. Accepter de devenir quelqu’un…

Il n’est pas simple de remettre en question ce que l’on à été jusqu’à présent. Mais peut-être vaut-il mieux le faire par soi-même consciemment, plutôt qu’être remis en question par l’appel qui, années après années se fait de plus en plus présent. Appel qui peut se mettre à frapper violemment la porte de notre conscient, pour y faire pénétrer l’essentiel, le Dragon terrifiant.

Lorsque l’on fait la sourde oreille ce Dragon va tenter de nous bousculer, et bien souvent, il va réussir à le faire. La vie est pleine de magie, et les signes sont partout autour de nous. Dans le feu et l’eau, dans le vent qui bouscule les nuages, dans le vol des oiseaux, dans un serpent rampant… Les signes sont dans la nature, et dans les gens que l’on croise, que l’on rencontre et que l’on aime.

Aucun événement n’est anodin. Le sens est partout. Rien n’arrive par hasard. Il faut savoir lire et chercher. Partir en quête. En quête de ce qui Est. Au delà des apparences. Partir en quête de notre devenir, de notre destinée. Nous sommes tous fait pour briller, pour être grand et exister…

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Les yeux fermés, les jambes dans du coton.
C’est chaud, c’est doux. je suis bien ici, je veux rester…
Le confort ! Je suis bien, là, sans bouger. Las d’essayer….
Je m’enfonce dans un lit douillé, de beaux rêves, oui, je veux rêver.

Les yeux ouverts…
Non, je m’enfonce…

Je suis dans un marais, la vase veut m’engloutir.

Quoi faire pour un sortir ?

Si je reste là, je vais me noyer…

Witto

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Qui es-tu ?

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Un rayon de soleil au milieu des étoiles,
une goutte d’eau dans un océan sans fond.
Animal rampant sur la terre,
ou aigle majestueux en quête de mystère ?

Combien de fois peut-on me couper et me tordre
Avant que je ne perde ce que je suis ?

Suis-je déjà quelque chose,
Suis-je trop de choses à la fois ?
Suis-je vraiment ce que je crois ?

Suis-je un devenir,
ou suis-je la somme de ce qui fût,
bien longtemps avant moi ?

La question de l’Etre n’est pas simple à aborder. Tel des poupées gigognes, le sujet nous échappe lorsque l’on croit le saisir et que l’on mène la réflexion suffisamment loin… Lorsque je dis suffisamment loin, je devrait peut-être dire suffisamment haut… Parce que c’est de la hauteur pour ces question qu’il nous faut.

J’ai un corps, habité par un esprit, un mental qui fait que j’agis, et une âme, peut-être, car discrète comme le chant des pierres qui roulent le long des montagnes.

Souvent il y a confusion. L’on croit que notre corps souffre, lorsque c’est notre mental qui est concerné. On croit voir l’âme à tous les coins de forêt, alors que c’est notre boîte crânienne qui se met en branle. On croit que l’on  n’a pas la force mental de faire telle ou telle chose, alors que c’est notre corps qui n’est pas correctement alimenté…

A chaque fois que l’ on pense toucher du doigt une certitude, peut-être serait-il sage de douter, et de nous demander si… Et si ce n’était pas cela… ?

Mais voilà l’incertitude fait peur, l’inconnu est terrifiant. Ne pas savoir nous bouscule, nous renverse de notre fauteuil confortable, et nous amène à sortir les griffes, à nous battre jusqu’à la mort s’il le faut pour ne pas avoir à l’affronter consciemment, cette mort, tellement loin de notre vie.

D’un point de vue pragmatique, et j’allais dire matérialiste, nous sommes beaucoup de choses… Je suis père, amant, Druide, ami… Autant de rôles dans lesquels mes masques changeront, ainsi que ma manière d’être… Utile de savoir jouer un rôle et de changer de casquette pour continuer à évoluer dans un monde social de plus en plus élargie…

Mais peut-être… Sans obligation… Nous faudrait-il essayer de regarder l’inconnu, cette mort de soi qui nous fait si peur pour peut-être… peut-être, découvrir un autre Moi, qui… peut-être, m’amènera à quelque chose qui se rapproche du Soi… ? Quelque chose qui me rapproche de la graine de mon être, d’où tout vient, d’où tout grandit et retourne, comme dans une danse sans fin.

Peut-être que dans la ronde d’acteurs que je suis tout au long de mes jours, il me faudrait de temps en temps, poser le masque à terre, et me retourner. Aller voir vers le centre. Centre où il n’y a plus de rôle, plus de sens à cette comédie tragique que je m’évertue à entretenir. Centre terrifiant parce que tellement éloigné de ce que je sais, de ce que je crois…

Mais comment faire ? Comment me retourner d’une place que je ne saisi même pas ?

Alors peut-être, d’abord, me faudrait-il comprendre quel rôle je joue là, maintenant… Qui est-ce que je veux être ? Qui est-ce que je veux montrer au monde ? Me saisir de ce rôle, le jouer pleinement, passionnément. Ne pas le lâcher, ne pas l’abandonner, pour ne pas sombrer dans la folie.

Bien sûr que je suis un père. Abandonner cela ne me rendrait pas meilleur, plus juste, plus aimant… Alors pour me retourner vers mon centre, j’essaie d’être un bon père, aimant, attentionné.

Bien sûr que je suis Druide. Abandonner cela, c’est abdiquer à la vanité de croire que parce que j’abandonne le titre j’abandonne le rôle… Alors je n’abdique pas. Je me plonge dans la matière du rite, dans le partage de ce que je suis. Je m’abandonne dans le cercle, parce que d’autres peuvent entendre, alors, un quelque chose qui va les entraîner, et moi avec, à me retourner vers ce centre…

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Pour nous retourner vers notre centre, et abandonner nos masques, nous avons besoin de conserver nos rôles . Mais nous avons besoin de les voir, de les comprendre. De les embrasser, et de les faire danser. La transcendance passe par la vie éclatante, pas par l’abandon et le renoncement. La compréhension de ce que l’on est passe par l’amour d’être humain, par la joie du partage, de l’échange, du regard et du baiser donné…

Comme toujours paradoxale, la vie nous entretien de ses mystères. Embrasser pour dépasser, combattre pour trouver la paix, courir pour ne plus fuir, nous mettre en mouvement pour savoir nous arrêter, et contempler la nature de ce qui est, sans attendre autre chose que l’instant.

Je crois que la vie saura me dire qui je suis, et à cette fin, il me faut tout embrasser, ne rien rejeter. Ne pas être dupe du jeu, mais entrer dans la danse. Apprendre à jouer. Jouer comme un enfant, sans chercher ni à gagner, ni à faire perdre. Jouer parce que c’est excitant. L’inconnu comme compagnons. Découvrir les mystères, les gens, et la terre. Découvrir ce que je suis en allant chaque jour un peu plus loin, un peu plus haut.

La vie est un jeu. Ce qui me défini n’est pas la couleur de mon pion, mais comment j’agirais dans le cadre qui m’est donné.

Alors qui suis-je ? Tellement de choses, et finalement si peu. Ce si peu qui contient tout l’univers, et qui me donne le vertige. Tellement, que je crois plus sage de continuer à poser des questions, sans chercher à trouver de réponse.

Witto

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Qui est Witto ?

P1190188Fils du Rhin, Abnoba et Vosegos m’ont vu naître. La lune m’a emportée alors qu’elle était pleine. Comme le saumon j’ai remonté le courant, cherchant inlassablement la source fraîche, afin d’y manger les noisettes de sagesse. Depuis, je parcours la vie et le monde, avide de connaissance, et curieux de tout.

Conscient que l’essentiel n’est pas dans l’évident, je fouille la mousse des forêts, les pierres des rivières, et interroge les oiseaux dans les airs. Ami du feu, les flammes me racontent des histoires, qu’elles me permettent, parfois, de partager dans le cercle des âmes en quête.

Druide d’Altitona et de l’ Assemblée Druidique du Chêne et du Sanglier, je chemine. De la montagne de Belenos aux rochers des esprits, je cherche l’ échos éternel d’un message Païen, ancré dans la vie. Echos qui parfois claque comme le tonnerre.

J’ai le goût de la forêt, d’un chevreuil en paix. Amoureux de la vie, de la fraternité vraie.

Explorateur de mes ombres et de celles du monde, je crois que les illusions m’ont quittées il y a bien longtemps, bien que j’aimerais encore m’accrocher à certaines… Confiant dans la vie, je crois que quelque part, la trame est tissée. Je crois qu’en chaque chose respire une âme, et que le sens de la vie explose en écoutant chaque chose. Je crois en de nombreux Dieux et Déesses, et à leur propos, je n’ai guère de certitudes.

M’affranchir de la facilité, et toujours questionner…

Aller vers ses peurs, aller vers ses craintes. Traverser le pont fait de lames tranchantes comme des rasoirs. Sortir de ma zone de confort pour explorer et découvrir. L’inconnu est terrifiant, l’inconnu est fascinant.

Questionner la mort, et écouter la vie. Faire ce que je crois avoir du sens, parce que je n’ai pas le temps d’attendre d’avoir « réussi ». Dans la vie il y a urgence à grandir, à partager, à aimer. Sur la voie des Druides il y a du sens à grandir, à partager et à aimer… Trop souvent, je me dis que la fraternité Vraie, autour de nous c’est évanouie. Et je me dis aussi que c’est un devoir sacré que de la réveiller.

Il n’y a je crois, pas grand chose de vraiment important, et que c’est pour cela qu’il faut aller à l’essentiel.

Le Druidisme peut aussi être transcendant, et célébrer la vie. C’est du moins ainsi que je le vis. Communier avec les arbres, les animaux et les rochers. Ne pas imposer ce qui, à moi, me serait confié. Je sais que chacun crois détenir sa vérité, alors autant que mon orgueil me l’autorise, je tente de m’en abstenir.

Pour construire, il faut d’abord se déconstruire. Savoir que nous ne sommes que des marionnettes manipulées par nos Egos sur-gonflés. Déconstruire et démonter, au plus profond de nous, regarder, observer. Dire a(ux)dieu(x) et accepter…

Sans remise en question profonde, aucune avancée…

La vie est un jeu, nul besoin de s’en faire. Ma partie, j’ai décidé de la jouer en dansant. « Honorer les Dieux, ne rien faire de bas, et exercer sa bravoure ». Voilà un programme qui me plaît… Explorer les ombres, dompter la lumière… Merveilleux…

En ronde avec le temps, je suis bénis par les Dieux et éternellement reconnaissant

Faites gaffe : à trop se prendre au sérieux on en devient grincheux…

Witto

 

 

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Aller quelque part…

Vouloir, ou se laisser bercer par le vent ? Dans un monde où la volonté domine, il est aisé de croire que c’est le chemin opposé qu’il faut choisir. Se laisser bercer par le monde, se laisser bercer par la société, les gens, les idées des autres. In fine, se laisser bousculer par leur volonté, et sombrer, tout doucement, dans le domaine de l’oubli.

Mais alors, vouloir quoi, vouloir être qui ? Dans les mythes, il est très souvent question de la quête que le héros doit poursuivre. Cuchulainn à le choix : une vie longue et heureuse, mais après laquelle il sera oublié, ou une vie courte, mais qui fera que sa mémoire sera à tout jamais chantée. Il choisit une vie courte, faite de combats, de volonté, de passion dévorante…

P1210689La vie est-elle faite pour se laisser bercer par les flots ? Ou est-elle faite pour réaliser quelque chose, et pour, peut-être, en chemin, être capable de se réaliser soi ?

La découverte de soi se fait en étant en recherche, en quête. Cela demande du courage, de la volonté, et surtout, d’agir, d’avancer. On a un but, on avance vers celui-ci. Est-on sûr d’accomplir le but au bout du chemin ? Evidemment non. Mais c’est le chemin qui nous aura enseigné. Premier paradoxe parfois difficile à appréhender. Il faut un but pour prendre une route, une direction, mais ce but n’est pas l’essentiel. L’essentiel est plutôt ce que l’on va rencontrer sur le sentier.

P1220920Et pourtant, la nonchalance du passant n’est pas de mise. Le destin du héros est d’avancer, armes à la main, sûr de lui, sûr de son destin. Avoir un destin n’exonère pas la force et le courage. S’accomplir, ce n’est pas attendre qu’un « c’était écrit » se profile à l’horizon. S’accomplir, c’est avoir foi en un « quelque chose » qui nous dépasse, et malgré tout, ne pas croire que c’est ce « quelque chose » qui nous apportera gloire et richesse sur un plateau.

Notre gloire peut-être de vouloir offrir un monde meilleur à nos enfants. Notre richesse peut-être de souhaiter que chacun puisse vivre décemment. Mais sans combat, on n’atteint jamais rien. Ce combat se mène sans tension, en se laissant pousser par le vent. Mélange subtil de volonté et de lâché prise… Un combat que l’on a pas forcément l’habitude de mener, et avec lequel il est essentiel de se familiariser, car il s’agit du combat de notre vie. Alchimie puissante du souffle et du feu, qui nous débarrasse petit à petit de ce qui nous retient, nous alourdi.

Je vous invite ici à chanter vos passions, les mettre en action, leur donner sens, leur donner vie. Que vos rêves ne restent pas seuls dans le noir, mais qu’ils découvrent la lumière. Qu’ils s’envolent haut dans le ciel afin de délivrer aux Dieux leurs messages.

Un petit oiseau, caché dans les roseaux
Timide, apeuré, il doit pourtant s’envoler.

L’eau monte, le tonnerre gronde
Emporté par le vent, emporté par ses songes.

Mourir ou grandir ?
Partager et nourrir,
Le choix ne lui est plus laissé…

Cherches ta force, petit oiseau blessé,
Cherche le courage, ton destin est de briller.P1210505

Soyez une lumière dans l’obscurité du monde. N’ayez pas peur de réaliser ce que vous êtes. Au delà des tabous, des craintes du « qu’en dira-t-on »… L’époque est propice à la critique de ceux qui agissent. Alors soyez de ceux qui sont critiqués en faisant, en allant de l’avant. Apportez au monde le joyaux qui est au creux de votre coeur. Soyez source d’abondance, de sagesse, de richesse. Soyez ambitieux, allez, comme Cuchulainn, côtoyer les Dieux. Ne soyez pas soumis par la volonté des autres Hommes. Libérez-vous, et surtout, soyez heureux !

Alors, que voulez vous, que voulez vous vraiment ?

Witto

 

 

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Raconter l’âme du monde

   Un mythe, une histoire,
Des mots qui donnent à voir…
Elle voyage sur le vent,
Elle, la charmeuse de serpent.

La sagesse l’écoute, des larmes perlent des feuilles de l’arbre monde.
La pluie et le vent tournent sans cesse autour de ces paroles d’un autre temps.
Des oreilles écoutent, dans les fleurs et les fruits.
Des Hommes pas encore nés, de peur de faire trop de bruit.

La mémoire est née d’un murmure du soleil,
du cri d’une goutte, du chant d’une fleur qui s’ouvre à l’aurore.

L’envie de dire, urgence de l’instant
Urgence d’être là, et à tout jamais présent.

Le feu brûle dans la tête du fou, qui toujours reste debout
De son coeur coule le miel, chant fiévreux des profondeurs
De sa bouche hydromel, langue et ivresse du Dieu guérisseur.

IMG_0477L’envie de dire, comme un besoin. Les mots toquent à la fenêtre du coeur. Ils viennent de très loin, d’un autre monde, d’un ailleurs. Ils voyagent par les langues et les oreilles. S’en vont d’une âme à l’autre, au grès du vent, des silences, des attentions. Dire, raconter, c’est sortir une image d’une pensée, et la délivrer. La livrer pour la transmettre, et aussi pour partager.

Peut-être parce qu’il y a, quelque part, une conscience, qu’entre le conteur et le spectateur, n’est simplement qu’une vérité cachée. Cette vérité ne demande qu’a être dévoilée. Dévoilée, dite, mais pas n’importe comment. Il faut du coeur, beaucoup d’amour, et parfois de la passion. Les mots, dits par le conteur volent sur les ailes de l’émotion. Du fond des tripes, sortir ce qu’il y a de plus beau, de plus vrai… Le mystère des blessures et des joies se révèle au grand jour. Sans donner ses secrets, celui ou celle qui conte, se livre entièrement, totalement.

Des histoires à dire, des mythes à raconter. Il y a de quoi parler, depuis que l’Homme s’est levé. Une mémoire vivante, une mémoire de parole, de vérité. Une mémoire préservée par l’oralité. Jamais trahie. Rendue vivante. Parfois meurtrie parce que presque oubliée.

IMG_0592Meurtrie, mais bientôt guérie. Parce que l’envie se réveille. Se réveille l’envie d’entendre, le besoin de dire. Alors des hommes et des femmes se réunissent, parfois des enfants, et autour d’un feu, ou d’une simple bougie, le soir venu, la parole passe de bouche, à oreilles. Rentrées à la maison, ces oreilles causeront à l’âme. Au moment de se coucher elle ira voyager dans le monde des rêves, à la chasse aux images, à la pêche aux mots dits.

Alors au réveil peut-être, l’urgence de dire, à son tour, se fera sentir, et une autre langue, peut-être, fera frémir…

Witto

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Histoire de Feux…

Comme un feu qui rampe sous les draps
comme un souffle chaud sous les doigts,
Une symphonie de lueurs, dans l’obscurité d’ un coeur.

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Le désir est un feu qui brûle en notre être, en notre âme. Un feu qui s’éveille et consume, par la volonté des Dieux. Notre rôle est d’être veilleur, d’apporter les premières étincelles, puis d’alimenter le foyer, consciemment, avec prudence et délicatesse.

Le feu EST. Il ne connaît pas de demi-mesure. Il brûle de toute sa force. Savoir garder plus ou moins de distance, être plus ou moins proche, voilà qui fera la différence entre nous brûler, et rester froid.

Alimenter le feu avec prudence, afin de le faire durer longtemps. Qu’il nous tienne chaud tout l’hiver, et nous illumine tout au long de la nuit.

Le feu a bien des visages. L’un d’entre eux se trouve en nous. Le feu intérieur qu’il nous faut d’abord allumer. Tâche parfois difficile. Il faut savoir éviter l’eau, canaliser le vent, le souffle. Puis lorsque la première flamme arrive, (ô miracle) il nous faut la protéger de toute notre âme, la conserver précieusement, et la faire grandir, doucement, patiemment. Eviter qu’elle ne prenne peur, et s’effarouche de trop d’ardeur.

Après cela, la constance. Patiemment, ajouter du bois, morceau après morceau, de plus en plus gros, et savoir s’arrêter avant d’avoir éveiller des forces que l’on ne peut maîtriser.

En cette saison claire qui démarre, la lumière grandit, la chaleur arrive par les vents du sud. Le feu de l’ âtre sera bientôt inutile dans nos foyer. Les flammes se mettront alors à danser en nos coeurs. Petits être plein de joie, qu’il nous faudra apprendre à connaître.

Etre gardien(ne) de ce feu là, ce n’est pas oeuvrer que pour soi. Chercher le Soi, faire grandir notre feu intérieur, c’est faire se mouvoir les arbres et les rochers, c’est voir les merles danser en ronde dans les sous-bois. C’est aller vers la vie, et faire grandir nos rêves, les chercher, les amener ici. Etre gardien de ce feu là, c’est partager les rires et les chants, et devenir vraiment vivant.

IMGP2491Mais dis moi : qui es-tu ? Et où vas-tu ?

Witto

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Dans le brouillard

Une vision dans la nuit sombre,
Un échos brumeux à la surface d’un ruisseau,
Une odeur de terre au creux de nos mains noires

Plonger ses mains dans l’eau,
et tout au fond chercher pour l’hiver,
un manteau.

Connaissance est née de poésie,
L’image née de nos voyages infinis.
Alimenter la roue par ce qui nous habite et habite le monde,
voilà ce qui est source de magie.

Feu

Appréhender le monde par sa magie, voilà notre plus grand défi. Appeler en nous la poésie, le mystère, et la brume. Accepter de ne pas connaître, de ne pas avoir dévoiler la vérité du monde, voilà qui est une belle quête pour nos esprits.

Lorsque l’on parle des Gaulois antiques, de leur langue, de leur tradition, de leur spiritualité, laissons-nous emmener par les vents qui soufflent sur le temps. Savoir n’est pas figer et immobiliser ce qu’auraient été nos ancêtres… Connaître, ce n’est pas décider de qui ils étaient, ou de comment ils vivaient…

Voir ce qu’ils étaient, et naître aujourd’hui avec eux, tout ceci aboli le temps et l’espace. Seul moyen d’irriguer nos cœurs des chants et mythes anciens.

Plus qu’une vérité, peut être devrions nous découvrir une poésie. Une poésie de la vie, celle du cœur et du chant des oiseaux.

Le chant de la vie, mis en gestes lors de nos rencontres. Les rites sont fais pour dire ceci. En lien avec nos racines, bien ancrées dans la tradition. Déployer notre solidité d’Homme debout, fier de ce qu’il est, et capable de donner abondance de fruits par ses branches tendues aux quatre directions.

Debout, c’est dans la brume et la terre que l’on s’enracine. Le mystère de la vie ne pourra jamais être dévoilé, et c’est tant mieux ainsi.

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Le brouillard est essence, et mène au ciel. Un message se cache dans le son d’une herbe foulée, dans le rocher caressé par la pluie. Apprendre à voir, et à ouvrir les yeux, à entendre, et tendre… son oreille, toucher l’écorce d’un arbre du bout de son âme, et continuer à avancer, en riant et célébrant la vie.

Les portes de la saison claire ont été franchies, alors allons-y gaiement, entre les feux nous avons sauté. Il est temps de ne pas s’arrêter, par tous les Dieux, il est temps de s’envoler, de ne plus s’accrocher à son rocher, accepter, du ciel, de le contempler.

Courage, force et beauté, nous avons un monde à réenchanter.

Witto Beltaine 2015
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Une histoire de paix

Comme une sensation d’horreur, frissons dans le dos face à tant de terreur. Haïr, exclure, trancher, couper, mordre, battre et fouetter. Parfois les seuls mots des Hommes passent par des gestes. De guerre, de rupture, de cassure.

Je suis assis là, au sommet de ma montagne, et je regarde passer le vent…

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Tout est calme, tout est paisible.
J’entends chanter les nuages,
susurrer des mots doux aux bruyères.
Les abeilles vont de fleur en fleur,
récoltent le nectar précieux…
Un frelon curieux fait trembler la terre de son battement d’ailes.
Un sanglier fouille le sol à la recherche d’une vérité à manger.
La paix se pose sur la terre, les Hommes vont se coucher…
 La nature de la vie n’est pas celle de la guerre, de la conquête, de la puissance. La vie n’est pas faite pour dominer le plus faible, l’ écraser, et se servir de ce qui est à porter comme si l’on pouvait posséder ce que l’on voyait.
Et alors quand je regarde l’Homme, je me demande…
Je suis effrayer par tant d’ardeur à vouloir détruire, dominer, diriger. Où que l’on regarde, cette trace de l’Homme est partout présente. Partout. Les arbres en forêt sont étiquetés, le gibier compté, les champs barricadés, les maisons clôturés, les esprits cloisonnés, et les coeurs fermés…
On choisi son camp, on reste sur ses positions, on cherche le bon mot, celui qui descendra l’autre par une bonne salve de rhétorique bien placée. On n’ écoute plus, on ignore presque… On ne veut plus de l’autre. Et plus il sera différent, moins on voudra de lui.
D’autres vont apprendre à haïr ceux qui haïssent, parce qu’ils leur faut leur guerre à eux aussi…
L’amour, la paix, la douceur, sont des insanités réservées au cercle des très proches… Insanités parce qu’elle rappelle la faiblesse de celui qui ne cherche pas à se battre. Alors on fait les durs. On veut convaincre que c’est nous qui faisons le plus, gagnons le plus, souffrons le plus, aimons le plus… Tout cela toujours pour se mesurer à l’autre, montrer que l’on vaut la peine. Chercher à plaire, et à dominer dans notre meute, en écrasant celle du voisin si possible, pour élargir un peu plus son territoire.
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J’entends les épées brisées,
Des têtes coupées ruisselle des torrents de vie…
Le hurlement des enfants n’y changera rien.
La vie s’envole comme un souffle de vent,
La lune étend ses bras d’argent,
pour accueillir l’orphelin, le feu, les géant.
Une complainte ensorcelée s’élève du creux de la forêt,
Un lierre conte le temps passé,
L’ aubépine caresse les feuilles d’un houx, de ses épines acérées.
L’orphelin des Hommes est là, seul,
sous les arbres, assis
En silence, il écoute la nuit.
Le poème de la nature n’est pas un son, mais un silence,
silence doré qui entoure le pas des oiseaux,
qui coule le long des tronc, et brûle le fond des sources.
L’essence des choses prend naissance dans ce qui vit.
Le feu grandit, s’ exprime…
Un lézard et un crapaud restent sur leur pierre.
Ils observent le monde tourner autour d’eux.
Ils respirent la folie de ce qui se prépare,
et dansent, célèbrent, s’enivrent.
Un parfum de mystère les prend, et la nuit sur le monde s’étend.
 Des fois, je crois qu’il faut souhaiter la paix pour ne pas que s’installe la guerre.
Des fois, je crois qu’il faut faire un petit quelque chose pour la paix pour ne pas que se déclare la guerre. Parfois les batailles extérieures ne peuvent être évitées, mais alors au moins pouvons-nous souhaiter et cultiver la paix dans nos coeurs…
On peut la souhaiter dans nos coeurs pour faire qu’elle se répande à l’extérieur. Des fois, cela semble illusoire. Nous sommes entourés de tant de colère, d’exclusions, d’affirmations, de dogmes, de peur, que la tache nous paraît impossible, titanesque. Mais c’est seulement parce que l’on à pris l’habitude de la bassesse et de la médiocrité… Et peut-être alors pourrons nous apprendre l’ambition. L’ambition d’être grand. Grand en amour, grand avec les gens…
Seulement… Oui, seulement… Avant d’aller voir vers l’extérieur, peut être devrions nous regarder en nous… Et là est le véritable combat… La paix intérieure se gagne après un rude combat. Un combat où nos armes serons la bienveillance, la tendresse, la compréhension, l’écoute. Et ce combat là est probablement le plus difficile. Difficile parce qu’il demande de se mettre à nu, de regarder ce que nous sommes en face. D’observer nos peurs, ce qui nous entrave. De s’observer soi, et d’accepter tout cela. Accepter nos failles, nos haines, nos colères, nos faiblesses, et avec rigueur se pardonner d’être ce que nous sommes… Parce qu’il n’y a là rien de grave. Juste un enfant blessé, qui n’a pas grandit, et qui reste blottit quelque part dans un recoin de son coeur.
Chercher au fin fond de nos entrailles ce qui nous anime, l’objet de notre quête. Là, je crois est le chemin de la paix…
Lorsque l’on se connaît véritablement, le coeur est solidement accroché. Il n’a plus peur d’être ballotté par le ressac et tourmenté par les vent. Alors il peut se présenter face au monde, droit et fier. Prêt à entendre, à venir en aide, à tendre la main et partager.
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Ce soir, la lune est pleine.
Ce soir, un temps pour penser que tout pourrait être différent.
Ce soir, un temps pour grandir,
Ce soir, un temps pour s’ouvrir.
Des gestes posés, des mots chantés, et une nature embrassée.
Le feu danse là où souffle le vent,
La fumée s’élève vers les Dieux, et le tonnerre arrive en dansant.
La pierre est posée, dressée face au torrent.
L’eau éclate en mille sanglots là où va mourir le Soleil.
L’arbre monde unit ciel et terre,
Le murmure des serpents est répété au souffle du vent.
L’Homme se tient là, debout, présent.
Libre du choix, à chaque instant…
Les ancêtres sont acclamés, leur soutien demandé, leur sacrifice honoré.
Les morts et les vivants, les vivants et les morts,
Ensemble dans un même tourbillon sans fin…
Ce qui meurt ici renaît de l’autre côté…
La peur disparaît, les larmes jaillissent.
Le coeur gorgé de sang éclate sur le sol palpitant.
La paix est demandée, la paix est réclamée.
Elle est hurlée…
Souffrance d’un être sensible qui ne comprend pas la violence du monde.
La gratuité d’un jeu qui détruit. Et pourtant, pas de coupable à chercher. Pas de bouc émissaire à égorger, mais des actes, et de l’amour à donner…
La paix… Silence du haut de ma montagne, et silence au coeur des gens… La paix de l’âme, la paix du coeur, la paix de l’esprit. Marcher dans le monde, accepter ce qui est, même si cela est différent, dérangeant, choquant. Des fois agir, lorsque cela est possible, et sinon, surtout, ne pas juger, ne pas condamner.
Continuer son chemin, tendre la main, accueillir, coeur contre coeur, joue contre joue, pour de vrai…
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Witto Laïloken
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Lumière sur la terre

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Nous sommes dans la période l’Aban Eilir, l’équinoxe de printemps, équilibre des jours et des nuits. Le moment de la roue où la lumière est de plus en plus présente.
Ce matin, j’ai été réveillé par une lumière éclatante. Une lumière qui invite à bouger, à vivre. Une lumière qui invite à danser, à rire. Une lumière que l’on à envie de partager.
Nous sommes à une période où la vie commence à véritablement s’exprimer. Les oiseaux semblent être sortis de leur nids, ou être revenu de leur long voyage. Les plantes grandissent tranquillement. L’eau semble jaillir de partout…
Dans mon coin de France cela est loin d’être évident au mois de Mars, mais cette année, la lumière du printemps est présente au bon moment.

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Cailloux ronds et fleurs sauvages,
ombres tendres, adeptes du mirage.
Un chant s’élève du clapotis de l’eau,
De la flaque dans laquelle se baignent les oiseaux.
L’eau tape contre les rochers,
pour mieux éclabousser et faire jaillir leur couleur dorées
de ses gouttes qui accourent par milliers.
L’impression qu’elles me parlent,
qu’elles veulent m’emmener avec elles,
dans leur ronde,
leur éternelle ritournelle.
La fée de cette source fraîche, et toujours un peu sucrée,
Me susurre à l’oreille de lâcher, de partir avec elle.
Saurais-je résister à l’appel de la liberté ?
Renoncer à ne plus mourir ? Pour vraiment,
avec le printemps, apprendre à vivre,
apprendre à vivre vraiment ?
Le printemps n’est pas seulement un moment agréable, c’est aussi une grande leçon de la vie, de la nature, qui toujours est notre amie.
Au printemps, il ne s’agit pas de simplement ne pas mourir. Il s’agit de dépasser, de se dépasser, d’avancer, d’aller plus loin. Au printemps, il s’agit de sortir de la terre, de grandir.
Au printemps, il s’agit de vivre vraiment.
Mais dépasser quoi ? Et que veux dire vivre vraiment ?
Je ne parle pas d’accomplir, de rentabiliser nos gestes, d’avoir une promotion, ou de faire grossir notre porte-monnaie. Non, je parle d’ Être, de faire. Faire juste pour l’amour de la vie, se laisser emporter par la lumière, et par les nuées de papillons qui nous invitent à la danse. Alors dansons. Chantons, rions. Pas pour plaire, pas pour briller ou pour faire grossir son orgueil déjà démesuré.
Mais juste pour entrer dans le courant de la vie. Entrer dans la ronde de la nature en fleurs, et surtout pour sortir de la folie des Hommes.
 Accompagnons l’ordre des choses, le souffle divin dans la flûte de la vérité. Et partons en quête de cette vérité, en sachant bien que jamais elle ne peut être trouvée.
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la rencontre est belle lorsqu’elle reste inconnue.
Faire un bout de route, rencontrer, découvrir, explorer.
Chanter, rire et danser son les attributs des Dieux,
Pour nous faire vivre, sentir gai et joyeux.
La larme sur la joue, si elle n’est pas pleine de joie,
Indique les cailloux du sentier sur lequel nous sommes égarés.
Le chemin n’est pas douleur, le voyage est beau,
des contrastes pleins le coeur, qu’il fasse froid ou bien chaud.
Grimper au sommet du bouleau argenté,
se laisser bercer par le vent du soleil,
se laisser baigner par la musique de ses feuilles.
Les yeux pleins d’étoiles, chercher le désir de s’envoler.
Des ailes nous poussent , par le son des herbes qui poussent,
Le vert printemps est là, et tout nous encourage à sauter,
A lâcher la branche à laquelle on se croit assuré.
Alors vis, et cesses de te tourmenter,
abandonnes ce qui est lourd, il est temps de rêver.
Pour Alban Eilir, Witto
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