Duir (Ogham)

Un voyage dans le monde des Oghams

Duir

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Debout. Sur ce pic rocheux dénudé, il contemple la vallée. Le vent souffle dans ces branches. Il tangue parfois par la force du souffle. Mais il ne cède pas. Jamais.

Sur ce bout de terre, suspendu dans les airs, il sent la tempête faire rage. Il la contemple comme s’il s’agissait d’un mirage.

Depuis mille ans, il est là. Il ne bouge pas. Autour de lui s’agite le monde. Autour de lui s’agitent les Hommes. Les saisons passent sur sa peau ridée. Le soleil, la pluie, la lune lui rendent visite régulièrement. Lui est là. Il ne bouge pas. La foudre même essaie de le faire bouger, de le faire réagir et sursauter. Mais il reste là. Il ne bougera pas.

Les racines profondément encrées dans la terre, il est sûr de sa force. La mère l’accompagne à chaque instant de sa vie. Petite graine ballottée par les vents, il a trouvé un endroit où s’agripper. Ici, il a grandit, entouré de ses frères. Aujourd’hui, il est fier et solide. Il se dresse droit vers le ciel, et parle aux étoiles la nuit venue. Dans ses branchages, des écureuils et des oiseaux ont pris refuge. Ils font confiance en sa puissance, en sa résistance.

Une vie se déroule entre ses feuilles. Il est le théâtre des drames et des joies des plus petits. Par sa stature, il observe. Il voit le monde tel qu’il est. Il n’est menacé par rien. Même la foudre le traverse sans le terrasser.

De la force intérieure vient la sagesse. La capacité de voir le monde avec du recul. Sans se sentir menacé à chaque coup de vent. La capacité de prendre de la hauteur, de voir la musique des Hommes, la musique du monde se dérouler à ses pieds. C’est pour cela qu’au sein du bosquet de ses frères était rendu la justice. Justice sacrée. Décisions prisent par des Hommes, avec pour témoins les compagnons des Dieux.

Se tenir droit. Présent face aux Dieux. Dans la nudité de sa vérité.

Vérité puissante, car authentique.

Sourire des cieux partagé avec les enfants des Dieux.

Sur les sentiers des jours et des nuits, un chant s’élève.

Le chant de la droiture, de la vérité.

Ne pas chercher à dominer, à diriger.

Juste être là, dans toute sa beauté.

La force peut faire peur parfois lorsqu’elle s’exprime.

Et pourtant malgré ce que l’on croit, jamais elle n’est agressive.

Elle bouscule. Elle questionne. Elle interroge les acquis. Ce que l’on croit avoir compris.

La force rend le jugement des justes. Pas le jugement des petits arrangements.

Jamais il ne transige. Jamais il ne plie…

Par son assurance, il est capable de bienveillance.

Pour les petits, les siens et tout ceux qu’il à choisi.

Il n’aime pas sans distinction. Il fais des choix clairs.

Certains lui sont proches, d’autres non… voilà tout…

Malgré les années, le chêne ne perd pas de sa splendeur. Il se tient, toujours fier et droit. Mais le temps passe aussi sur lui, et c’est de l’intérieur qu’il se creuse pour se faire emporter, plus tard, dans la nuit…

L’apparence des forts, c’est aussi une carapace solide, qui ne laisse rien voir, rien paraître. Même si au fond, au centre, se trouve les difficultés de tout un chacun. Les félures, les blessures, qui s’il n’y prend pas garde creuseront son tronc année après année…

La force du chêne, s’est d’être celui sur qui l’on se repose. Sa tragédie, c’est de croire que la force ne réside qu’en lui… Parce que parfois, on a besoin d’un plus petit, d’une oreille, d’un ami…

Witto

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Une roue qui tourne

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Une danse, un requiem. Les jours, les nuits, les saisons, ma vie. Elle tourne et tourne encore cette roue d’éternité. Jamais elle ne cesse, même lorsqu’on la maltraite, d’exister et de tourner. Inlassablement le flot du temps poursuit son chemin. Un chemin qui mène vers l’ailleurs, un autre moment, un autre temps. D’abord vint la nuit, l’obscurité, sombre et profonde. Celle qui, à première vue, ne laisse de place pour rien d’autre. Et bien cette nuit sombre à fait de la place. Elle à laissé de l’espace à une étoile, un jaillissement de lumière. De ce diamant d’obscurité est née une étincelle. Une lumière blanche qui baigne tout, qui nourrit tout, qui dévore tout. Depuis ce moment de partage, la roue c’est mise à tourner. Inlassablement depuis le commencement des temps. Une valse merveilleuse, des amants qui s’enlacent éternellement, tournoyants, dansants et chantants.

Au petit matin, la nuit encore bien présente, on sent que le jour à envie de grandir. Bien avant que le soleil ne montre ses premiers rayons, il est possible de voir clair dans l’obscurité noire. A vrai dire l’un ne cède pas la place à l’autre. Ils se poursuivent. La lumière ne chasse l’obscurité que pour celui qui est immobile. Celui qui reste là pense que le monde tourne autour de lui. Non. En fait l’obscurité poursuit son chemin, tout comme la lumière poursuit son chemin. L’un et l’autre. Parfois l’un dans l’autre aux aurores et aux équinoxes. Rien de bien tranché, et pourtant, malgré tout séparés.

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Une danse, un requiem, les saisons, ma vie. Le froid et le chaud se succèdent au fil des jours et des nuits. Le froid et le chaud se succèdent au fil des saisons. Comme pour nous inviter à nous dévêtir, puis à nous enlacer. Invitation à l’amour, à la sensualité, toujours. L’hiver d’abord, le froid, les nuits plus longues que les jours. Période d’intériorité, d’exploration de ce que l’on a en soi. Période de partage de moments avec les siens, auprès du feu qui réchauffe et illumine. L’hiver est le temps du conte. Dans la nuit, on découvre nos peurs, nos désirs les plus secrets. Dans la nuit on découvre l’autre, au-delà de la vision, au-delà du contenant. La nuit est le temps du réel, du vrai. Pas de vernis. La vieille est là, dévorant les lâches et les menteurs. Qui es-tu à l’intérieur ? Y a t’il un feu qui brûle dans le foyer ? Ou tout est-il aride et desséché ? Voilà les questions qu’elle pourrait poser lorsque le temps est venu. Les yeux ne servent plus. Il faut toucher, explorer, aller à la rencontre de ce qui nous fait. Sensualité d’un moment partagé pendant une nuit enneigée…

Après l’hiver, tout doucement la lumière prend un peu plus de place. Les graines ont pris le froid. Elle se sont suffisamment abîmées pour laisser jaillir la puissance de la vie. Le printemps arrive timidement. Il pousse la porte avec prudence. Mais lorsqu’il sait que le moment est arrivé, il met un grand coup de pied et pénètre tout. La force jaillissante peut alors vivre, s‘épanouir et grandir. La chaleur revient. Il est temps de sortir, et de découvrir le monde. Il est temps de se faire beau, d’aller découvrir sa bien aimée. Le printemps n’est pas le temps de la vérité. Le printemps est le temps de la séduction. Il faut paraître pour courtiser. Sortir nos plus belles plumes, nos plus beaux chants. Il faut impressionner. C’est le temps de la jeunesse, de la vitalité. Parfois il faut se battre pour gagner le droit de boire à la coupe…

La chaleur gagne encore du terrain. L’énergie est à son paroxysme. Le temps du cornu est venu. Il est passé de l’autre monde dans ce monde pour le féconder. Les âmes des morts sont prêtes à se régénérer. Du dessous, il jaillit au dedans. Prêt à dévorer le monde pour pénétrer la terre de son désir insensé. La belle ne peut qu’être séduite. La reine sera conquise. Le roi l’emportera en sa caverne faite d’or et de diamants. Là il l’emportera au pays d’amour, un jour, une nuit, éternellement. La terre sera ensemencée. Une nouvelle générations pourra poursuivre l’aventure de la vie. Croître et grandir, voici les lois du cornu…

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La chaleur étouffe le monde de ses crocs acérés. La vie est en suspend. Parfois les feuilles des arbres sont brûlées. Le roi est maître en sa demeure. Il règne dans toute sa perfection. Il juge et réglemente. Il célèbre ce qui à été fait. Sa nourrice est morte d’avoir donné la vie. Il ordonne la célébration. Un temps d’attente. Plus de guerre, plus de querelles. Il est temps de se souvenir de ce qui à été fait. Un recueillement plein de joie, de partage, de confiance en ce qui adviendra. Le travail à été fournit en abondance alors festoyons à la vue de tous, tant que la lumière est encore présente dans le monde…

La lumière se fait plus chaude au petit matin, mais déjà elle décline. La chaleur retourne à l’intérieur de la terre. Il est temps d’engranger, de rentrer ce qui doit l’être. Les enfants sont nés. Ils vont accroître le cercle de la veillée à la nuit tombée… Pour eux, une première année va démarrer. Pour les anciens, la roue continue à tourner…

Un souffle, une respiration. L’ alternance de ce qui s’exprime et de ce qui inspire.

Witto

Photos : Nadège Vouillemy

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Huath (Ogham)

Un voyage dans le monde des Oghams

Huath

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Seul dans le noir de sa dernière nuit, il souffle sur les braises de sa vie d’avant, celle de la veille. Braises chaudes encore rouges… Et pourtant, dès les premières pointes du jours, le rouge va s’affadir, s’éclaircir, et commencer à ne plus exister. Un nouveau jour, une nouvelle vie, un saut dans l’inconnu. Comment savoir vers où cela va mener ? Comment savoir quelle danse il va falloir initier ? La peur de cet inconnu…

Seul dans le clair-obscur de sa dernière vie. Il tente d’allumer un feu, pour éclairer sa vie. Il fait froid, l’air est humide. Sans lumière, il ne sais pas ce qui l’attend dans la nuit, alors il se précipite sur tout ce qu’il trouve. Du bois, du petit, du moyen, et même du gros. Il cherche du sec, du doux, du rassurant, mais la seule chose qu’il trouve est cette moiteur tenace de l’atmosphère des entres mondes. Il ne sait pas faire de feu, il n’a jamais appris. Il est seul, nu, au milieu de ce monde inconnu. Des chants lugubres se font entendre. Des chants d’êtres qui ne sont pas présents lorsque le soleil règne. Bientôt l’empire de la nuit s’étendra sur le monde, et il est là, seul, à essayer de faire un feu…

Seul dans la nuit des ses habitudes, il n’ entend qu’un souffle, un murmure. Il aimerait vivre autre chose, changer, mais il est simplement terrifié… Qu’est ce qui l’attend au-delà de son quotidien ? Qu’est ce qui l’attend s’il décide de tout changer, de tout abandonner ? Il y a le confort de la routine, le confort de ce à quoi il s’est habitué parfois avec beaucoup de mal… Il voudrait autre chose, mais comme dit le dicton  : « on sait ce que l’on perd, pas ce que l’on gagne »… Alors il ne bouge pas, recroquevillé au pied du buisson aux épines acérées. Il est là, une corneille l’observant, attentive à cet être qui ne bouge pas, qui ne change pas, qui ne vit pas. Sera t’il capable de mourir ? D’ abandonner sa peau ? Sera t’il capable de devenir quelqu’un de nouveau ?

Des films se fond et se dé-fond sur l’écran de nos paupières fermées, des rêves se forme, des envies d’un ailleurs, toujours… Et il est juste, souvent, de vouloir cet ailleurs. Mais quelque chose nous retiens, nous tenaille. Lorsque le changement brutal approche, c’est comme si des épines nous lacéreraient le coeur. Il est facile de vivre le changement lorsque l’on à l’impression de maîtriser, de tout contrôler. Au combien plus difficile lorsque l’on se laisse bercer par le vent de notre destinée.

Voyant le guerrier mourir debout, elle est là, l’ayant poussé jusqu’au bout. A chaque instant de sa vie, elle à été l’aiguillon qui lui à permis d’accomplir son destin, de vivre sa vie. Initiatrice difficile, elle attaque l’indolent, mord le somnolent, et harponne le paresseux. Il ne s’agit pas de nuire, mais de faire avancer. Alors quand le confort est en danger, on l’accuse de tout les mots, elle, la grande reine.

Elle regarde le guerrier accomplir son destin, dire son dernier souffle. Un souffle que l’on n’entend pas, qui ne fait pas dans le spectaculaire… il s’agit de ces souffles des entre deux, lorsque l’on prend le temps de respirer. Le souffle dans l’étreinte passionnée. Le souffle d’une légère brise d’été. Rien ne se dit, et pourtant, c’est ici que tout se vit.

Ce qui se cache derrière les apparences. Le H ne se prononce pas, ou du moins, pas franchement, et pourtant, il est bien là… H H H H H… En écrivant cela, je dis quelque chose, et pourtant aucun son ne pourrait être transmis. Quelque chose est dit, mais le message est de l’ordre du mystère. C’est comme l’âme du monde dont on soupçonne la présence, mais qui ne se dit jamais franchement en plein jour. Ce n’est pas au vent de se faire audible, mais à nous de le faire parler.

La peur, la terreur… Emotions fortes puissantes, qui surgissent lorsque l’on se sent seul, abandonné. Emotions de la nuit, de la solitude. Le jour, on peut raconter nos histoires, mettre autant de masques que nécessaire, on peut passer pour n’importe qui, n’importe quoi, avec un peu d’habileté. Mais ici, il n’y a personne à convaincre, personne à tromper… Il y a simplement la terrible réalité de ce que l’on est, seul, face à soi-même, sans distraction, sans comédie, et sans fard…

Huath n’est pas un ogham de l’extérieur, mais de l’intérieur. C’est un ogham que l’on vit dans ses tripes, seul face à soi-même…

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Huath est liée à l’aubépine, arbuste majestueux, magnifique dans sa floraison. Délicat et épineux. Il protège les plus petits, et ne pardonne pas l’égarement des distraits. L’aubépine s’approche avec prudence. On ne l’aborde pas avec arrogance. Elle protège en détruisant l’ennemi. Elle n’est pas un cocon douillé, n’est pas enveloppante comme une mère tranquille et bienveillante. Il s’agit plutôt ici de la protection farouche d’une mère pour son petit, prête à lacérer l’ennemi supposé ou avérer. La rage aveugle qui détruit toute menace soupçonnée.

Non, elle n’est pas à prendre à la légère l’aubépine. Elle est la résidence des esprits. On ne la coupe pas impunément…

Nous ne naviguons pas dans les eaux tranquilles d’un monde connu. Nous sommes ici en présence d’une force inquiétante, puissance de changement également, mais de ces changements qui n’ont rien de rassurants. Il y a de la dureté dans Huath. C’est ici que réside la peur de la mort initiatique. La peur de la mort tout court. Réelle ou imaginée. A approcher avec prudence et sincérité…

Witto Laïloken

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Pensée magique 2

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Un signe, un chant d’oiseau dans le vent
Un appel de l’irréel vers les contrées du vent.
Apprendre à regarder ce qui doit être bu,
Entendre ce qui doit être vu.

Le bas se mélange au monde du haut et inversement.
Croire c’est souffrir d’un étrange sentiment que le monde à un sens.
Croire, c’est mourir à l’unique direction.
Enchantement du mourant accueillant le naissant.

Les liens, tous enchainés, guidés dans une même direction.
L’évident s’estompe, s’envole dans le croissement du corbeau.
Un monde nouveau s’ouvre. A nos portes, un enchantement…
Le crapaud est un prince, la princesse une jument.

Dans ce monde, des portes se trouvent dans le creux des arbres et entre les rochers.
Dans ce monde agir sur un bout agit sur le tout. Dans ce monde, un battement d’aile provoque tempêtes et tourbillons.
Dans ce monde l’esclave devient libre, le laid séduisant, le puissant moribond.
Dans ce monde le rouge n’est pas qu’une couleur, mais plein d’autres choses encore.

Le magique ne s’encombre pas de la mise en boîte du monde.
Le magique ne s’encombre pas de la sécheresse des Hommes.
Le magique entend le chant des enfants, des fées, des revenants.
Le magique c’est croire que ce que l’on voit, aux choses, n’est pas la seule raison.

Des mondes se chevauchent, s’enlacent, s’embrassent.
Ils se voient, s’écoutent, s’entendent, mais jamais ne se mélangent.
Voyager de l’autre côté, voilà ma faculté.
Entendre le chant des pierres, voilà qui me fait vibrer.

La pensée magique est inhérente à l’être humain. Dans le monde, il voit bien plus, bien autre chose que simplement ce qui est décrit par les savants. Il est vrai qu’à force de nous répéter ce qu’il fallait croire, vivre, et surtout, comment il nous fallait penser, cette richesse du coeur des Hommes tend à disparaître.
La pensée magique, c’est croire vraiment, c’est rendre le monde vivant par lui-même. Nul besoin de disséquer, de séparer. La pensée magique, c’est l’imaginaire en mouvement, la pensée de l’Homme au milieu du monde et de ses éléments.

De nos jours, on nous fait croire que la pensée magique n’est que superstition. Pensée d’un autre temps qu’il faut abandonner et enlacer la penser aride des rationalistes.
Néanmoins, de plus en plus, nous croisons ici ou là dans les librairies des ouvrages sur la pensée créatrice, sur les techniques de visualisation. Des techniques émergent et font semblant de découvrir ce qui existe depuis la nuit des temps. Tout cela est présent en nous pour nous aider à vivre bien, à vivre vraiment. La liberté est à portée de main. Il suffit de tourner son regard en dedans.

Avant de croire, aujourd’hui, on attend que la science ait donné son assentiment, le sceau du sérieux. Alors seulement, on plonge dans des pratiques qui, il y a peu de temps encore passaient pour farfelues, qui nous faisaient enfermer. L’hypnose, vu comme superstition idiote, voir comme placebo est entrée dans les hôpitaux. La puissance de l’efficacité du rien a été démontrer par ce même effet placebo. Il n’y a rien, et ça marche… Mais pas de magie la-dedans depuis que les seules autorités à dire ce qui est vrai ou non ont tranchées.

Emparez-vous de ce qui n’est pas raisonnable. Soyez acteur de votre vie. Il est vrai, peut-être faudra t’il désapprendre avant de remplir votre coupe avec ce nouvel élixir. Faire confiance au monde n’est pas facile, mais cela fait grandir, entendre les couleurs du monde, et voir ses chants merveilleux.

Si cela peut vous rassurer, il ne s’agit pas d’abandonner l’empirisme. Il ne s’agit pas d’abandonner la rationalité. Il est permis de réfléchir aux choses, de douter, de philosopher…

Je vous invite ici à vous ouvrir à la puissance de la croyance. Soyez un croyant éclairé, averti. Choisissez soigneusement ce en quoi vous croyez, afin de faire fonctionner les leviers de la vie, et grandir, avoir le pouvoir d’agir. Beaucoup dans ce monde, pleins de certitudes, s’abritent derrière la science, mais en fin de compte, subissent leurs croyances. Ils ne sont pas assez souple pour remettre en question leur ordre du monde… Cela fonctionne pour eux, ils coupent en morceaux, séparent le monde à coup de hache, détruisent et cassent… Jusqu’à ce que leur religion change d’avis, et ne découvre que les causes de ce que l’on pensait être vrai ont changés ou étaient erronées… Oui, la science se trompe malgré toute sa bonne volonté. Cela arrive. Nulle raison de le nier…

Le magique lui, ne demande qu’à être interpréter. Alors fermez les yeux, allez en forêt, et rêvez…

Witto

 

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Un Druidisme aujourd’hui

Un Druidisme aujourd’hui

Un lieu, des Dieux, des hommes

IMGP3350Le Druidisme, la voie des Druides, l’ancienne voie des Celtes. Des termes, des mots, des expressions pour définir un lien, un contact, une continuité d’esprit. Les mots sont ce qu’ils sont, et bien qu’ils montrent rapidement leurs limites, il est important de nous mettre d’accord sur les termes, afin de bien nous comprendre, et de ne pas nous égarer.

Le Druide (Dru-Wyd) est le grand sachant, celui qui sait, qui à une vision juste.

Les seules traces tangibles que nous avons des Druides nous viennent des écrits antiques. Strabon, Diodore de Sicile, César, Pline les ont plus ou moins rencontrés , et ont laissé les seuls témoignages utiles pour nous, souvent inspirés d’écrits disparus de Posidonios. Les Druides étaient les prêtres de l’ancienne religion des Celtes, mais pas seulement. Ils étaient philosophes, et les principaux enseignants de cette époque. Il y avait plusieurs types de Druides, avec probablement des rôles très variés selon leur statut et place dans cette hiérarchie. Ainsi, il y avait le Vate, spécialisé dans la médecine, la guérison au sens large du terme, et le Barde spécialisé dans l’expression, garant de la mémoire des peuples, des tribues. Le Druide est vu comme le sacrificateur. C’est lui qui fait offrande aux Dieux, au nom de la communauté. Il y aurait là une différence majeur avec les peuples dit « germaniques », dont chaque « chef » de famille pouvait sacrifier au nom de son foyer.

Ainsi, les Druides, en tant qu’intercesseurs privilégiés, avaient une place particulière dans la société Celtique. Personne ne parlait avant le roi, et celui-ci ne pouvait parler avant le Druide. Le Druide avait donc une influence politique considérable. Ce qui explique l’acharnement de César à les faire disparaître, afin de mener à bien son projet d’invasion de la Gaule.

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Les Druides étaient donc des érudits, des « sachants », ayant un pouvoir politique puissant, et représentant la classe sacerdotale, divine, dans la tripartition Dumézilienne . Ce qui a fait dire que le terme de « Druide » était infondé sortit de son contexte. Si l’on se place dans la société Celtique antique, c’ est juste d’un point de vue temporel et politique. Néanmoins, cette position à une vue limitée et limitante pour ce qui nous concerne aujourd’hui, parce que l’on ne parle pas tout à fait de la même chose. Ne serait-ce parce que la société à bien changée. Néanmoins la disparition des Druides antiques ne nous enlève en rien le droit de nous revendiquer d’eux…

Je ne crois pas qu’il y ai de lignée ininterrompue de Druide qui ai perduré malgré les aléas de l’histoire, clandestinement, le l’antiquité à nos jours. Je crois qu’effectivement, à un moment donné, par la force de l’histoire et de la politique Romaine, il y a eu une rupture entre les peuples et leurs prêtres par divers remplacements. Les interdictions répétées à ne pas pratiquer la religion Gauloise, puis la superposition des Dieux Romains ou orientaux, et enfin, l’arrivé du Christianisme on, petit à petit, érodé un mode de vie, de penser, de comprendre le monde. La continuité, le fil conducteur, la consistance en tant que pratique et pensée complète, à certes était rompue. Mais cela ne veut pas dire que tout ait disparu.

César dit, dans la guerre des Gaule, que les Gaulois sont un peuple extrêmement religieux (Livre 6-Chapitre 16). Je me plaît, aujourd’hui, à imaginer le monde Celtique un peu comme ce qu’il peut se passer en Inde ou au Népal, avec les divinités omniprésentes dans le quotidien de chacun et chacune, au coeur de la cité (Car oui, il y  avait déjà des villes en Gaules). Dans chaque maison une divinité tutélaire. A chaque source, à chaque arbre remarquable, un culte était rendu. Et cela, l’appel du spirituel, fait partie du coeur des Hommes. Ce n’est pas par des interdits et un changement de verni que l’on peu mettre un terme à ce genre de chose.

Ainsi, ce n’est pas parce que l’on coupe un fil qu’il disparaît. Les morceaux de fil sont encore bien présents… Jusqu’en l’an 400 et après, des interdictions sont toujours exprimées quant au culte rendu aux sources, aux arbres. Les chrétiens voient d’un mauvais oeil le fait de danser sur les tombes. La ferveur populaire est tellement puissante qu’il est impossible au Christianisme d’éliminer les grandes fêtes Celtiques, qu’elle fera sienne pour pouvoir s’implanter en Gaule. La plus importante d’entre elles est Samonios, période où l’on rend, encore aujourd’hui, hommage aux morts. Beaucoup des saints n’ont rien de Catholiques, et certains sont simplement un vernis Chrétiens mis sur d’anciennes divinités Celtiques. Les remèdes dits de grand mère, qui sont la mise en action d’une certaine pensées magiques ont continués à se transmettre, même s’ils ont bien sûr évolués et changés avec le temps. Cette pensée magique qui est au coeur des rites qui amenaient les gens à mettre des bandelettes de tissus dans les arbres, et à rendre hommage au sources. Ainsi, le coeur de ce qui était bien vivant il y a 2000 ans n’a pas cessé de battre. A ce niveau, il y a une véritable continuité. Les légendes, les contes, les mythes insulaires, et les découvertes archéologiques, nous montrent que les histoires qui sont racontées dans les campagnes depuis des siècles voir des millénaires sont l’échos d’une ancienne pensées, présente sur nos territoires du temps des Celtes. Recemment certains chercheurs (car il n’y a qu’eux que l’on écoute aujourd’hui) auraient même découverts que certains contes remonteraient à la plus ancienne pré-histoire…

Pour qui voudrait redécouvrir le Druidisme aujourd’hui, effectivement, il faut être conscient qu’il y a eu rupture dans la filiation de la lignée des Druides. Par contre, l’esprit lui n’est pas mort. Il est bien présent dans nos territoires. Il est tout autour de nous. Il nous faut simplement chercher, fouiller, creuser, re-découvrir. Cela n’est pas facile, car il faut abandonner le connu, pour plonger dans un monde disparu. Il faut nous défaire petit à petit de notre morale, de notre pensée moderniste, héritée du Christianisme et du rationnalisme. Pour re-découvrir la voie des Druides, il faut s’acclimater à une pensée païenne, bien différente de notre morale ambiante. Il faut également renouer avec la pensée magique, élargir notre vision et notre compréhension du monde, afin d’observer les liens entre toutes choses.

Aujourd’hui, nous sommes dans un contexte bien différent de celui de nos ancêtre. Le spirituel, la pensée magique, la voie des Dieux est de plus en plus mise à l’écart. Chaque croyance est vue comme une superstition, voir comme sectaire. Sortir du moule amène inévitablement au bûché intellectuel de la bien-pensance. Nous sommes dans un monde où l’on nous fait croire que ce qui compte, c’est l’avenir, le futur. Qu’il faut laisser de côté le passé parce qu’il est source d’obscurantisme, de guerres, de maladie, de mort. Devant nous est la lumière, et derrière nous sont les ténèbres.

Nous sommes aujourd’hui une société en roue libre. Qui croie pouvoir faire ce qu’elle veut, être ce qu’elle veut. A coup de massue, on cherche à rompre définitivement avec la mémoire de ce que nous sommes. On cherche par tous les moyens à nous couper de nos racines, qu’elles qu’elles soient. Bientôt les paysans ne toucheront plus la terre, pas un seul morceau de nature restera inexploité.

Pratiquer le Druidisme aujourd’hui c’est chercher nos racines dans toutes les directions. Il y a bien sûr nos liens avec la terre, avec le sol que nous foulons. Célébrer la roue des saisons, le pagus, les arbres et les sources. Célébrer la vie, la mort, les cycles. Il y a aussi le lien avec les ancêtres, avec ceux qui nous ont précédés. Ancêtres du lieu, ancêtres de la lignée, ancêtres du sol. Cela nous amène à réfléchir à la continuité des Hommes dans le temps. Nous ne sommes pas des générations spontanées. Nous venons de quelque part, et c’est ce quelque part qui nous à fait.

Les ancêtres du lieu, ce sont les anciens Celtes, les tribus qui ont foulées le sol sur lequel nous vivons aujourd’hui, et tous ceux qui ont vécu ici jusqu’à aujourd’hui. Ceux qui ont façonnés la terre pour pouvoir en vivre.

Les ancêtres du sang, ce sont ceux de notre famille, qui remonte à l’aube de l’humanité. C’est reconnaître notre lignée, notre continuité. Peu importe d’où l’on vient, nous venons de ce quelque part. Rendre hommage à nos ancêtres, c’est reconnaître cet état de fait. Il ne s’agit pas d’exclure l’autre comme je l’entends trop souvent, mais de reconnaître ce que l’on est soi.

Les ancêtres de la lignée, ce sont les anciens Druides. Nous nous référons à eux comme des exemples, des modèles à suivre dans la manière de pratiquer le culte, de vivre la spiritualité. Bien sûr, cela n’est pas simple, parce qu’il s’agit de reconnaître un temps mythique, et de s’inspirer de ce temps là, tellement éloigné de nos préoccupations modernes. Il ne s’agit pas non plus d’essayer de retrouver ce qui se faisait exactement à cette époque. Il s’agit de s’inspirer de l’esprit, non de la lettre…

En 2016 lorsqu’il s’agit de spiritualité, nous pouvons dire que nous avons le choix. Avec internet et la diffusion massive de l’ information, et la facilité de déplacement que nous avons, tout, ou presque, nous est accessible. Nous pouvons être Bouddhiste, Tantrika, Taoiste, Musulman, Catholique, orthodoxe, Wiccan, Druidisant, Asatru, pratiquer le chamanisme, etc, etc… A défaut de qualité, nous avons une quantité impressionnante de voie spirituelle à notre « disposition ».

Le Druidisme est un choix parmi d’autres, et à ce titre, je ne vois pas pourquoi il ne serait pas respecté. Le Druidisme est le choix de la reconnexion aux cycles de la nature, au monde sauvage, celui de la forêt. La reconnexion avec la mémoire des lieux d’Europe occidentale et centrale. La reconnexion avec nos ancêtres, et ceux qui nous ont fait. Le choix du Druidisme, c’est plonger profondément nos racines dans le sol sur lequel nous vivons. Les bras levés vers le ciel. Solidement ancrés, nous pouvons grandir, et célébrer le monde, célébrer la vie, et sa ronde…

Choisir le Druidisme, c’est chercher le sens de ce que nous sommes, de ce que nous faisons. C’est questionner à chaque instant ce que nous sommes, ce que nous faisons, en regard avec le mythe, avec ceux qui nous on précédés.

Une des particularités du Druidisme dans le paysage païen, c’est cette notion de communauté, d’assemblée. Un Druide peut se retrouver seul à un moment de sa vie, mais pour devenir Druide, il aura dû évolué au sein d’un groupe. D’autres Druides l’aurons guidé, et il aura enseigné aux Mabinogs, au nouveaux, aux curieux…

Etre Druide, c’est s’inscrire dans une continuité d’esprit. C’est aussi avoir une responsabilité. Celle de transmettre à ceux qui cherchent eux aussi le sens…

Oui, en 2016, en France, il existe des Druides et des gens qui suivent ce chemin. Loin des clichés, ils cherchent un sens, une voie qui résonne en eux. Ce chemin est sinueux, fait d’ombres, et de lumière. Il est beau ce chemin, parce qu’il fait écho dans le regard de l’autre.

Le véritable bonheur est celui que l’on partage.

Witto

 

 

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Pa-Reiki-noïa

Aujourd’hui, je voulais partager mon sentiment quant au Reiki, et à ce que l’on peut entendre ici ou là à son sujet. Je ne prétends absolument pas vous livrer LA vérité, mais je partage simplement MA compréhension des choses, et vous êtes libres de ne pas la partager. Je précise tout de même que je suis initié au Reiki depuis 2003, et que j’ai pratiqué et pratique régulièrement depuis. Je ne vous livre pas un truc que j’aurais découvert avant-hier…

reiki-symbolePour présenter rapidement la chose, disons que le Reiki est une méthode de « soin » holistique, passant, pour faire court, par une mise en méditation-condition du praticien, pour, de proche en proche, atteindre son « patient » qui arrivera lui-même à cet état méditatif, qui lui permettra de trouver le moyen, grossièrement, d’aller mieux, quoi que ce mieux veuille dire, puisque le « mieux » n’est pas le même pour tous… Mieux pour certains, c’est juste apprendre à se détendre, pour d’autres, c’est moins de douleurs dans le bras, et pour d’autres, c’est moins d’effets secondaires pour une chimio, etc, etc…

Alors je sais que ceux qui connaissent un peu le Reiki vont objecter que Reiki veut dire énergie universelle, ou spirituelle, et que donc, il s’agit de canaliser une « force », extérieure à nous, pour la transmettre au voisin…

Et bien je ne vois pas les choses ainsi. Du moins, c’est plus compliqué. Si effectivement Reiki parle d’énergie spirituelle, universelle, je pars néanmoins du principe dans ma compréhension du monde que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Par là, je veux dire que même si nous avons l’impression que quelque chose nous arrive de l’extérieur, cela peut n’être qu’une impression (Pour la nature de ce qui se passe lors d’un soin Reiki, ou pour ce qui touche à ce que dans ce contexte l’on appelle « Energie », j’écrirais un autre article). Vous êtes vous déjà demandé si le monde que vous percevez était tel que vous le perceviez vraiment ?

CUTAWAY VIEW OF MAN'S HEAD & EARTH

Très jeune déjà, j’ai vécu comme une révolution le fait de savoir que les abeilles par exemple, ne voyaient pas ce que nous voyions… Cela voulait dire que notre réalité n’est pas LA réalité… Merde… Ensuite, j’ai découvert tout un tas de techniques, de théories scientifiques, et surtout les neuro-sciences… Je me suis alors rendu compte que ce que nous appelons réalité se trouve en fin de compte, toute entière, logée dans notre boîte crânienne… Bon, alors là, je ne vais pas me faire de copains dans le monde eso-new-ageux-reptilo-atlante, mais tant pis…

Il y a une distorsion de nos perceptions, qui passent par le filtre de notre mental, et de nos émotions, qui nous font croire, via l’alchimie magique du cerveau, que ce que nous vivons est conforme à une réalité extérieure, et uniquement extérieure. Alors que la réalité de ce que nous vivons ne tient qu’au fait que nous sommes des êtres qui avons passé le plus clair de notre temps à mettre de l’ordre dans les informations qui nous arrivaient du monde qui nous entoure, afin de donner une cohérence, et un sens à ce monde, afin de nous permettre de l’appréhender… Cette compréhension est dépendante de nos sens, et de leur plus ou moins bon fonctionnement… (Moi, par exemple, je vois les couleurs un peu plus sombres qu’elles ne sont pour la majorité… Qui a dit que cela créait une psychologie particulière ?)

Tout un tas de nos comportements ne sont pas autre chose que l’irrationnel en marche (dans le sens péjoratif du terme). Nous permettons cet irrationnel parce que nos émotions ne sont justement pas rationnelles, et que ce sont d’abord elles qui vont gouverner notre chimie intérieure… L’irrationnel et les émotions sont une excellente chose. Cela nous permet de rendre la vie magique, pleine de mystère, de faire fonctionner notre imaginaire, d’améliorer le monde, le rendre plus beau… Mais il y a un hic… Le hic, c’est lorsque l’on prend ce que l’on vit soi, par le jeu de nos sensations internes comme LA réalité. Le hic, c’est lorsque l’on prend nos émotions comme la réalité objective du monde. C’est un problème parce que d’autres peuvent avoir des perceptions autres, sans forcément être dans le faux.

Je ne vais pas ici rentrer dans les détails car je digresse suffisamment. Ce que je veux surtout souligner ici, c’est qu’en se ré-appropriant les phénomènes que l’on perçoit comme nous étant propre, nous reprenons la responsabilité de ce que nous sommes et faisons, alors que lorsque l’on extériorise nos perceptions, nous donnons à d’autres la responsabilité de ce qui nous arrive. En clair, le coupable, c’est l’autre…

Par exemple, lors d’un soin Reiki (pour en revenir à nos moutons), j’entends souvent dire qu’il faut se protéger, se nettoyer, se préserver, parce que les gens qui viennent nous voir ont des problèmes, leurs « énergies » sont mauvaises, ils risquent de nous faire du mal, nous vampiriser, etc, etc… Je caricature, et le discours n’est pas forcément celui ci, mais je reste dans l’esprit. Dans ces cas là, je dis que c’est le « patient » qui devrait se protéger du praticien Reiki qui a une vision toxique du monde et du rapport des humains entre eux.

L’autre fait peur, il est un danger, une menace, il pourrait nous atteindre, nous attaquer. Dans la pratique du Reiki, je crois que le problème est pris à l’envers. Je dis régulièrement que le Reiki est avant tout un travail sur soi, et pas un travail de guérison de l’autre. Le Reiki n’est pas une manière facile de guérir les autres. C’est vraiment, d’abord, une méthode de développement personnel. Et la première chose qu’il nous faut travailler dans ce domaine, c’est la PEUR. La peur de l’autre, de l’étranger, de la menace, du monde qui nous entoure, peur d’avoir à changer, d’avoir mal, d’être mis face à nos lacunes, nos défauts, notre ombre… Toute une théorie parfois très élaborée est échafaudée pour justifier de nos peurs, de nos névroses. La pensée magique est abondamment utilisée dans ce but. Ainsi, les patients seraient bourrés d’entités, de larves qui n’attendraient qu’a ce que l’on ait le dos tourné pour nous sauter à la gorge. L’égrégore serait devenu complètement pourri, vampirique. Le Reiki serait en fait une méthode venant des reptiliens pour mieux nous asservir… Ce qui m’inquiète, c’est que dans un certain milieu, ces théories semblent logiques, d’une certaine rationalité dans le paradigme en question. Ces croyances sont donc solides dans les milieux en question… Seulement en prenant un peu de recul, il me semble que toutes ces remarques et réflexions ne sont que l’expression de la peur…

Lorsque je pratique le Reiki sur quelqu’un, je ne me protège pas. Au contraire, je tente d’accueillir la personne telle qu’elle est sans à priori, sans jugement. Est-ce que les gens peuvent me renvoyer des impressions négatives, qui peuvent me sembler menaçantes ? Bien sûr, mais je regarde d’abord si ce que je perçois n’est pas lié à un problème que j’aurais à régler en moi, et je vous laisse deviner… Non, je vais vous le dire : à chaque fois, c’est moi dans ce cas là qui devais changer, me remettre en question, ou travailler sur un sujet sensible. Lorsque l’on travaille avec des personnes en fin de vie, vous pensez vraiment qu’elle sont mauvaises, nocives et qu’il faut les éviter parce que l’égrégore de la mort est présent, et que des larves sont attirés par les émotions liées à leur situation ? Mais putain, non ! Ce qui se réveille en nous, c’est la peur de notre propre mort, de la mort de nos proches, de la souffrance, et cela réveille des émotions puissantes. Pas besoin d’aller inventer des théories, voir des ennemis pour justifier cela…

Ce faisant, on en devient inhumain, froid, coupé des autres, coupé du monde, et des expériences qu’il nous permet. Alors non, ces expériences ne sont pas toujours agréables et confortables, mais elles doivent être vécues pleinement, en conscience, avec humilité et responsabilité. Souvent, pour trouver le responsable de nos situations, il suffit de nous regarder dans un miroir.

Le Reiki n’est pas une voie facile contrairement à ce que l’on entend un peu trop souvent. Ce n’est pas une voie compliquée non plus : elle est même plutôt simple à appréhender. C’est un peu comme la méditation. C’est simple, mais combien s’asseyent quotidiennement pour méditer ? Peu. Trop peu…

Les voies que l’on choisit, quelles qu’elles soient demandent de l’implication, de constantes remises en question. S’il n’y avait rien à changer en nous, alors le développement personnel, les « voies spirituelles » n’auraient aucun sens, et depuis longtemps, les religions et autres « spiritualités » auraient disparues…

Regardons nous dans un miroir pour autre chose que nous faire beau, et restons cool…

Witto

 

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Sorcellerie

Sorcellerie, magie, sorcier, jeteur de sorts… Beaucoup de fantasmes, et beaucoup de choses sont dites à ces sujets. Il y a beaucoup de tabous également, de crainte, d’à priori… La sorcellerie a une aura ténébreuse, brumeuse, parfois sombre, et pour ceux qui n’y connaissent pas grand chose « Diabolique ». Je vais ici vous présenter MA vision des choses, je ne l’impose évidemment à personne. Et même si cette vision était juste, et généralisée, ce n’est pas parce que je l’écrirais ici que vous me croiriez… Donc si vous n’êtes pas d’accord… doutez, je n’ai pas de problème avec cela. Et je trouverais cela plutôt sain si d’aventure vous vous déconnectiez quelques temps pour aller voir par vous même ce qu’il en est…IMGP4733

Un des problèmes que nous avons dans nos sociétés vis à vis des pratiques sorcières n’est pas véritablement celui de la rationalité ou non de la chose, mais bien plus un souci moral concernant celle-ci. Nombre de personnes, y compris dans les mouvements neo-païens ont encore du mal à se décoller des grands principes judéo-chrétiens qui sont, qu’on le veuille ou non, ancrer de manière très puissante dans notre société. Ainsi, au delà des chasses aux sorcières qui eurent lieu tout au long de l’histoire, quelles qu’en soient les raisons, ce qui pose problème dans la sorcellerie, la magie, c’est que ces pratiques nous ramène idéologiquement à notre passé païen. Pratiques, d’ailleurs qui sont encore bien d’actualité sous une forme ou sous une autre..

Ainsi, dans la pensée judéo-chrétienne, il y a une forme de fatalité face aux événements qui implique que ce qui arrive est la volonté de Dieu. D’ailleurs, à une certaine époque, le fait de soigner quelqu’un était mal vu, car, pensait-on, la maladie devait être un châtiment de Dieu. Evidemment, en pratique, il y a les cierges offerts aux saints (dans le Catholicisme), les messes dites pour telle ou telle raison, les magies chrétiennes ou assimilées, etc, etc… Grâçe aux Dieux, la pensée monothéiste pure n’a pas dominée en notre pays, et nous pourrions voir le Catholicisme comme un Voodoo occidentale, mélange des croyances et pensées païennes Celtiques et Germaniques, avec une imagerie et une morale Chrétienne…

D’un autre côté, la pensée magique, avec son bras armé, la sorcellerie, part du principe qu’il est possible d’infléchir le destin, d’agir sur le sort. Lorsque l’on connait les arcanes du monde qui nous entoure, il est possible d’être acteur de notre vie, dans une certaine mesure.

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Dans l’absolu, nous ne pourrons jamais savoir si nous décidons vraiment, ou si nous suivons simplement un destin tracé d’avance. Il s’agit, dans un cas, comme dans l’autre, de croyances, même si quelques uns prétendrons connaître les secrets des Dieux. (Alors plutôt que de nous inventer des histoires séduisantes, apprenons à choisir nos croyances, et soyons conscient de leurs nature, on fera du bien au monde…) En effet, si nous agissons, nous pouvons tout autant dire que c’est notre destin de faire ainsi (enfin moi, je pourrais vous le dire)… Il ne s’agit donc pas, en ce qui nous concerne ici, de dévoiler, ou de tenter de comprendre les réalités de l’univers, mais simplement de mettre en perspective une vision du monde par rapport à une autre…

Ainsi, le sorcier est le jeteur de sorts. Selon le littré : « Le sort : Destinée, considérée comme cause des événements de la vie, suivant l’idée des anciens ». Ainsi, le sorcier serait celui qui agirait sur la cause des événements de la vie… Afin d’infléchir le destin, il s’agit d’entrer en résonance avec le monde qui nous entoure, avec les subtilités de celui-ci… Faire couler de l’eau sur une certaine pierre fait pleuvoir. Accrocher un souhait à la branche d’un arbre emporte celui-ci vers des oreilles attentives, qui sauront nous entendre. Une pierre ou un oeuf peuvent se charger de maux, malaises et autres maladies… Confions-les à un arbre fort, et cet arbre prend cette maladie pour lui et nous en délivre… Le language de la magie est celui du symbole, de la métaphore, de la parabole, des rèves… Il n’est pas question d’une rationnalité raisonnante, mais bien d’une rationalité magique. Oui, la démarche magique, sorcière est rationnelle. Elle parle d’un monde cohérent où chaque chose à sa place, et chaque place à sa chose. Modifions cet ordre, et le chaos apparaît. Rétablissons l’ordre, et la santé re-née. La rationalité magique n’est pas une pensée de hachoir. Ici, nous ne coupons pas le monde en morceaux pour mieux l’observer. Non, la pensée magique c’est plutôt cultiver les liens, les comprendre, les mettre en mouvement, en action par le rituel. La pensée magique, c’est la pensée du lien, du sens.

Le sorcier est celui qui agit sur ce sens. Il est celui qui à le pouvoir de faire, et de rendre droit ce qui est tordu, mais également de tordre ce qui pourrait être droit…

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J’ai récemment, lors d’une interview entendu une question intéressante : « Pourquoi, dans le domaine du « paranormal », la sorcellerie fait-elle peur ? Alors que beaucoup de personnes vont voir, plus ou moins ouvertement, des voyants ou des mediums ? » Ma réponse serait que la sorcellerie, contrairement à la voyance, est agissante. Etant invisible, elle pourrait rôder autour de nous. Nous toucher, nous brutaliser… Ouvrant par là, la porte à tous les fantasmes de la psyché humaine… La voyance donne des réponses, cela rassure… La sorcellerie pose des questions, cela fait peur…

Ainsi que je l’ai dis, la sorcellerie est ce qui agit sur le sort, sur le destin. En ce sens, elle n’est qu’un outil. Mais une autres des stigmates de la pensée judéo-chrétienne à ce sujet laisse à croire que la sorcellerie par nature et par essence est mauvaise, noire, négative, criminelle, pathologique, etc, etc… Non, la sorcellerie, la magie, n’est pas mauvaise par elle-même. Un couteau n’est pas mauvais. Un marteau non plus. Il s’agit là d’outils. Ce qui va caractériser leur bienfaisance ou malfaisance, c’est l’utilisation qui en sera faite. Rien de plus, rien de moins…

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Je souhaiterais ajouter que c’est sciemment que je préfère utiliser le terme de sorcier plutôt que mage, grand druide noir ou guimauve folle des antilles (et je n’ai rien ni contre les guimauves, ni contre les antilles). Il est une manière de pensée toute arrogante qui estime que le mage est celui qui à étudié, compris, réfléchis, et bla et bla et bla… Tandis que le sorcier serait grosso-modo l’abruti du village qui applique idiotement des recettes sans trop comprendre ce qu’il fait. Je ne vais pas rentrer dans les détails sur ce que je pense à ce sujet ici, mais entre le bouseux paysan qui aide sa communauté avec les moyens qui sont les siens, et le loustic qui se la pète en robe blanche de satin et qui tourne en chantant dans son salon avec à la main un Bacculum qui témoigne de ses complexes profonds, mon choix est vite fait ! (Et si vous chantez dans votre salon en satin, je vous assure que vous n’étiez pas visé).

Dans de prochains articles, je vous parlerais du fonctionnement de la magie, de la sorcellerie, des théories de la pensée magique, de ces outils, et d’une manière nouvelle (pour certains) d’appréhender le monde.

Merci de m’avoir lu et à bientôt,

Witto

 

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Sauvage

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Sortie de la nuit, elle brille, sans bruit…
Un murmure derrière les arbres…
Elle court, pleine de vie.

Sous les rochers, il réfléchit bruyamment.
Il place des petits cailloux sur le chemin…
Des fois pour guider. Des fois pour faire trébucher…
Du pareil au même. L’idée, c’est, croit-il, d’avancer…

Un peuple nombreux vit dans les forêts.
Ce n’est pas le monde des Hommes, non…
Le jour, le malin… il fait…
La nuit, ses genoux dansent… Tout seuls… Comme fous…

Une porte grince dans une cabane au creux des bois… Dans ce morceau de planches de bois, un feu brûle… Puissant…
L’atmosphère est lugubre. Des visages dansent sur les murs. Le feu crépite comme autant de hurlements venant d’un autre temps… Ce temps-là n’est pas celui des hommes. Ce temps-là est celui de tous les temps… Un chaudron pend à la poutre de la maison par de lourdes chaînes… Des peaux de sangliers recouvre le plancher mangé par les vers et la terre.
Et là, se dresse la grande reine. Les flammes montent vers elles, la lèchent, dansent avec elle. Elle tend les bras… Et un cri… Là, juste pour moi…

Maison sous la neige

Au creux des bois, le sauvage se présente à nous. Non, ce n’est pas une marchandise. Non, il ne se laisse pas approché nonchalamment… Le sauvage s’approche avec respect. Il se mérite. Il faut en avoir envie… Et on peut l’approcher chaque jour, à chaque instant, sans jamais s’imaginer qu’il est là, blotti au creux d’un rocher, quelque part dans les bois.

Le sauvage, c’est lorsque le silence se fait, et qu’il n’y a que le vent qui règne. Le sauvage, c’est le souffle de la vie. Le sauvage, c’est ce qui fait battre les cœurs. Le sauvage, c’est le lieu de toutes les magies. Le sauvage c’est ce que l’on oubli…

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Nous vivons dans une société où le sauvage est mis de côté. Le sauvage est mal vu, ou alors, il faut qu’il soit encadré… Comme un animal en cage, bientôt, il meurt… Son âme s’envole, disparaît… Domestiqué, bien sage, bien parfait…

Et nous sommes trop souvent à l’image de cet animal en cage. Nous sommes mort, et nous ne le savons pas. Nous sommes vide et croyons être plein de ce qui s’accumule. Des biens, des livres, des pensées… Nous devenons collectionneur de superflu. L’inutile devient essentiel. Nous nous imaginons qu’en perdant ce que nous connaissons, le monde ne peut plus tourner rond. Que quelqu’un n’entre pas dans le moule, dans la norme, et il se retrouve bannit, mis au rebut. Le civilisé regarde le sauvage par le petit écran de sa télé… de son ordinateur… Il ne met jamais les pieds dehors, et pense vivre des aventures passionnantes en regardant je ne sais quelle émission. Il pense avoir une opinion en commentant Tweeter et Facebook…

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Le sauvage, c’est la vie. Celle qui danse, fait l’amour, partage, danse et rit… Le sauvage c’est la sève qui fait de nous des enfants de la terre. Marcher pieds-nus dans la neige, sans avoir peur d’attraper un rhume. Toucher la terre à chacun de nos pas. Etre présent à elle, être présent à soi. Etre plein de ce temps que l’on appel présent… Toucher les rochers et l’écorce des arbres. Sentir les fougères, les champignons, et mettre les doigts dans la terre.

Re-découvrir le sauvage, c’est se ré-approprier sa vie. C’est sortir d’un moule qu’on à construit pour nous, mais qui est bien trop petit. Le sauvage c’est faire confiance en la vie, avoir foi en ce qui est là, autour de nous, présent… Le sauvage, c’est battre le tambour et danser autour du feu jusqu’à s’écrouler. Le sauvage, c’est ne pas avoir peur des excès, et peut-être même plonger en eux…

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Le sauvage, c’est le monde de la forêt. un monde que l’on doit apprivoiser. Il ne s’agit pas de venir ici en pays conquis. Non ! Il faut d’abord apprendre à se baisser, et peut-être même à ramper… Frotter son corps contre la terre. Apprendre que la nature c’est le froid, c’est la faim. Apprendre que la nature, ce n’est pas le confort de son canapé…

Et il n’y a pourtant rien de plus chaleureux qu’un creux de rocher plein de feuille mortes. Rien de plus joyeux que la pluie qui danse sur nos visages et glisse sur nos cheveux…

Le sauvage n’est pas méchant, mauvais… Le sauvage « Est », simplement… Et je crois qu’en cette vie, il n’y a pas de meilleur enseignant…

Alors sors, vas quérir le sauvage. Il résonne, là, dans ta poitrine… Ecoutes-le, et rejoins le…

Il n’est pas si éloigné, et d’ailleurs, peut-être l’as-tu déjà côtoyé.

Cultives ça… Cultives l’odeur de la terre dans tes mains. Cultives la sensation des saisons sur ta peau nue… Sors, cours, danses et chantes…

IMGP1696Peut-être aurons-nous bientôt l’occasion, ensemble, d’entendre chanter le tambour.

Witto

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Guérison

  Un coeur battant, le sang de la mère chaud et collant,
Une terre offerte, des graines découvertes.
La nuit chante ceux du dessous.
Des souvenirs, des amants,
Un souffle, un vent…
Un chant…

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Chaud, brûlant de son amour du vivant.
Doucement, encore, encore, elle vibre, elle gronde.
Un enfant doit naître du feu dévorant.
Une ronde, un jeu, prêt à mourir
Une cour, séduire, prêt à grandir
Les flammes lèchent les amants cachés,
Les charmes dévoilent le masque profané.

Invocation aux Dieux du dessous,
s’élever, connaître et souffrir…
En lambeaux la chaire laisse voir le noir diamant,
Pierre sombre, de paix, d’espoir…
D’être grand.

Pendu à l’arbre blanc,
Un monde naît.
Pendant à l’arbre des temps,
Une vie, un secret…

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Dans le ventre de la mère, l’éclair du père.
Flot de mots jaillis du dedans.
Jouissance infini des amants éternels.
Soubresauts de la vie, déchainement des forces,
Un regard sur la nuit.

Pendu à l’arbre aux vents,
un chant, rien de plus vivant.
Pendu au chant des amants,
Des cris, une tempête, puis le néant.

Silence de la mort couvant la vie,
distraite, discrète et ouverte.
L’ oeuf veillé par le monde doit éclater.
Le neuf, de ses vieilles dépouilles se débarrasser.

Mourir pour guérir…

Vivre pour grandir…

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Witto

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Changement

IMG_1247IMG_1246 Renouveau

« Sous le ciel étoilé, blanchissent mes os,
Mangés par le temps. Dévoré,
Je deviens creux sous ma peau.

Sous le noir de la terre, je plonge dans les abysses des mots.
Ils se perdent, se cognent. Martèlent ma carapace qui se brise en milles morceaux.

Sous le noir de la terre, je me remplis de nouveau.
Dévoré par les vers, ils pondent sous ma peau.

Sous le noir de la terre, j’entends le chant de l’univers.
Femme somptueuse, douce, voluptueuse, le sein découvert.

Dans l’obscurité de mon être, je sens l’eau de la pluie nourrir ma chair.

Dans le creux de la terre, je sens battre un cœur nouveau, un coeur chaud.

Dans le creux de la terre, mes doigts saignent pour aller vers le haut.

Je suis la semence de la terre. Le printemps est là. Je suis né à nouveau. »

Changer, chercher le nouveau, aller voir ailleurs. Aller voir ce qui se passe au delà de la colline, s’aventurer au delà des rivières, s’enfoncer dans les forêts ténébreuses. Changer de pays, de paysage. Chercher le chaud lorsque l’on connaît le froid, ou le froid lorsque l’on à chaud. Prendre un bateau, traverser les océans, et changer de continent…

Pour moi, le changement, c’est la vie, c’est le mouvement, c’est la rivière qui coule librement, sans entraves. Nous rêvons tous je crois de découvrir d’ autres choses, et il est important d’assouvir ce besoin.

Ainsi, ce blog va changer de visage, les thématiques vont s’élargir, et je vous présenterais de manière globale ce que je rencontre sur mon chemin. Ainsi, il ne sera plus question spécifiquement de Druidisme, mais bien plus de ce qui me fait m’ animer au quotidien.

Sur mon chemin, je trouve parfois des trésors. Parfois évidents, parfois bien cachés. Je crois fondamentalement que nous sommes fait pour nous ouvrir, exploser nos potentiels, et proposer au monde ces trésors qui sont présents en nous. Ainsi, mon chemin est celui de la vie, il n’est pas enfermé dans une tradition particulière, dans une géographie particulière. A partir d’aujourd’hui, c’est ce chemin que je vous présenterais.

Vous êtes prévenus…

Cédric, un soir d’ Halloween, les poches pleines de bonbons…

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