Lumière sur la terre

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Nous sommes dans la période l’Aban Eilir, l’équinoxe de printemps, équilibre des jours et des nuits. Le moment de la roue où la lumière est de plus en plus présente.
Ce matin, j’ai été réveillé par une lumière éclatante. Une lumière qui invite à bouger, à vivre. Une lumière qui invite à danser, à rire. Une lumière que l’on à envie de partager.
Nous sommes à une période où la vie commence à véritablement s’exprimer. Les oiseaux semblent être sortis de leur nids, ou être revenu de leur long voyage. Les plantes grandissent tranquillement. L’eau semble jaillir de partout…
Dans mon coin de France cela est loin d’être évident au mois de Mars, mais cette année, la lumière du printemps est présente au bon moment.

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Cailloux ronds et fleurs sauvages,
ombres tendres, adeptes du mirage.
Un chant s’élève du clapotis de l’eau,
De la flaque dans laquelle se baignent les oiseaux.
L’eau tape contre les rochers,
pour mieux éclabousser et faire jaillir leur couleur dorées
de ses gouttes qui accourent par milliers.
L’impression qu’elles me parlent,
qu’elles veulent m’emmener avec elles,
dans leur ronde,
leur éternelle ritournelle.
La fée de cette source fraîche, et toujours un peu sucrée,
Me susurre à l’oreille de lâcher, de partir avec elle.
Saurais-je résister à l’appel de la liberté ?
Renoncer à ne plus mourir ? Pour vraiment,
avec le printemps, apprendre à vivre,
apprendre à vivre vraiment ?
Le printemps n’est pas seulement un moment agréable, c’est aussi une grande leçon de la vie, de la nature, qui toujours est notre amie.
Au printemps, il ne s’agit pas de simplement ne pas mourir. Il s’agit de dépasser, de se dépasser, d’avancer, d’aller plus loin. Au printemps, il s’agit de sortir de la terre, de grandir.
Au printemps, il s’agit de vivre vraiment.
Mais dépasser quoi ? Et que veux dire vivre vraiment ?
Je ne parle pas d’accomplir, de rentabiliser nos gestes, d’avoir une promotion, ou de faire grossir notre porte-monnaie. Non, je parle d’ Être, de faire. Faire juste pour l’amour de la vie, se laisser emporter par la lumière, et par les nuées de papillons qui nous invitent à la danse. Alors dansons. Chantons, rions. Pas pour plaire, pas pour briller ou pour faire grossir son orgueil déjà démesuré.
Mais juste pour entrer dans le courant de la vie. Entrer dans la ronde de la nature en fleurs, et surtout pour sortir de la folie des Hommes.
 Accompagnons l’ordre des choses, le souffle divin dans la flûte de la vérité. Et partons en quête de cette vérité, en sachant bien que jamais elle ne peut être trouvée.
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la rencontre est belle lorsqu’elle reste inconnue.
Faire un bout de route, rencontrer, découvrir, explorer.
Chanter, rire et danser son les attributs des Dieux,
Pour nous faire vivre, sentir gai et joyeux.
La larme sur la joue, si elle n’est pas pleine de joie,
Indique les cailloux du sentier sur lequel nous sommes égarés.
Le chemin n’est pas douleur, le voyage est beau,
des contrastes pleins le coeur, qu’il fasse froid ou bien chaud.
Grimper au sommet du bouleau argenté,
se laisser bercer par le vent du soleil,
se laisser baigner par la musique de ses feuilles.
Les yeux pleins d’étoiles, chercher le désir de s’envoler.
Des ailes nous poussent , par le son des herbes qui poussent,
Le vert printemps est là, et tout nous encourage à sauter,
A lâcher la branche à laquelle on se croit assuré.
Alors vis, et cesses de te tourmenter,
abandonnes ce qui est lourd, il est temps de rêver.
Pour Alban Eilir, Witto
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