L’amour d’une mère (Fern)

A peine tient elle debout cette petite créature fruit de l’amour. Les pieds nus dans l’herbe, elle trébuche à chaque pas, mais se relève dans la joie. Les bras ouverts, elle court pour embrasser sa mère. Pleine des forces de la vie à son commencement, elle ne pense pas une seconde à autre chose qu’à la tendresse de cette maman. A la joie d’être dans ses bras. Serrée tout contre son coeur, et se dire que là, dans les bras de maman, il n’y aura jamais rien à craindre.

Une mère au sourire éclatant comme le soleil, lui tend les bras près du pommier.

Le monde est témoin de cet amour d’une nature presque irréelle qui se hisse au niveau des astres, et dont la force est telle qu’elle est de même nature que celle qui fait se mouvoir les étoiles.

D’un seul regard, se sentir aimé et protégé.

Dans le ventre de sa mère, là, témoin silencieux du monde, pendant neuf mois, grandir, se construire. La magie de la vie, au coeur de cette maman. Un miracle de la nature, la magie à l’état pur.

Un bouclier, un saut de lait. Une mère qui protège son enfant. Un père part à la guerre pour protéger ce qu’il aime. La protection du coeur, de ce qui est véritablement important. La protection de la vie, de l’amour, de la joie et de la nature. Protéger ce qui nous fait grandir, et qui nous aide à nous épanouir. Protéger. Non par intérêt, mais par pur élan du coeur. Une mère devient féroce pour ses enfants. Elle ne cherche pas à conquérir. Elle cherche à maintenir ce qui est propice à la vie.

Une enfant bientôt femme. Elle grandit, et sera bientôt prête à aimé son propre enfant. Pleine d’insouciance, elle sourit au soleil. Pleine de joie, et d’impudeur, elle saute nue dans les rivières près de la maison, sachant bien que tant que maman est là, rien ne peut lui arriver.

Elle grandit, et devient bientôt mère. A son tour, elle connaît cette joie de voir le font brillant de son premier garçon.

Protectrice et aimante, elle veille sur les siens.

Avec le temps, des cheveux blancs apparaissent avec délicatesse dans sa belle chevelure noire. Elle veille toujours sur ses enfants, et sur ses petits enfants qui courent près du pommier. Maintenant assise près de la porte d’entrée quand arrive l’été, elle veille à ce que tout se déroule pour le bien de chacun. Malgré l’âge qui avance, elle sait garder dans son foyer l’équilibre, la paix et la tranquillité.

Assise dans la cuisine, au plus proche du foyer, c’est toute la famille qui veille maintenant sur l’aînée. Bien qu’elle ait du mal à marcher, c’est d’un œil affûté qu’elle voit tout ce qui se déroule dans la maisonnée. Et malgré sa discrétion, sa présence averti chacun qu’il y a, en ce lieu, encore un gardien.

Allongée dans son lit de bois, les yeux fermés, elle à le visage radieux. Bien que son âme se prépare pour un long voyage, la mémoire de cette vieille femme habitera encore pour longtemps ces lieux. Près d’elle, ses enfants parlent de son souvenir, gravé à tout jamais dans le coeur de ceux qui l’ont tant aimé.

A chaque étape de sa vie, cette mère à été porteuse de cet amour qui garde et préserve. La protection de la mère, c’est l’expression du coeur qui défend ses enfants. C’est l’amour qui anime ce bouclier ardent.

Une protection surnaturelle. Se sentir aimé et enveloppé. Une sérénité qui donne confiance en soi, et qui permet aux petits de devenir grands, et d’ être capable de faire face aux vents les plus violents.

Pour faire de grands Hommes, il faut de grandes mamans. Et elles sont légion dans ce monde où l’amour à tendance à déserté… L’équilibre se rompt tout doucement, et elle sont les dernières gardiennes qui préservent, pour un temps, l’éventualité d’un monde qui puisse encore aimer…

Avec l’ogham Fern, il va s’agir de protéger, mais dans le sens maternel. Il n’est pas nécessairement question de sortir au dehors pour se battre contre l’ennemi, ce qui serait plutôt un mode masculin, dynamique, actif. Ici, il s’agit plutôt de protection par conservation. La nuance est importante, et nous ramène à la dynamique systématique que l’on trouve dans la tradition Celtique entre les pôle masculins et féminins de l’existence.

Toi qui vient en ce lieu,
Saches que parmi les Dieux,
Danse une reine de lumière,
Qui toujours veille sur la terre.

De tous, elle est la mère,
Avec ses longs cheveux clairs,
Elle exauce tous les vœux,
Et veille les amoureux.

Elle connaît la magie du fer,
Et n’a pas peur de la guerre.
Elle allume le feu dans les coeurs,
Et apaise les douleurs.

Elle chante au coin du feu,
Quand vient l’heure de l’hiver,
Elle danse dans les rivières,
La reine de toutes les mères.

Witto
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