Equilibre, déséquilibre…

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Comme mon premier texte sur ce blog le laisse supposé, je crois en une alternance naturelle dans nos cheminements de vie. La marche est une suite de déséquilibres, qui, créés dans le mouvement vers l’avant permettent d’avancer.
Et ce qui est magique, c’est que plus on regardera loin, plus on aura de chance d’aller loin…

Le déséquilibre, la chute, le choc, toucher terre, la pulsion pour remonter, la montée, la légèreté, vivre dans les airs, puis à nouveau la chute…
Ceci résume à mon sens ce à quoi peut ressembler notre vie.
Succession Nuits/Jours, saison sombre/saison clair. Tout dans les cycles planétaires nous montres que rien n’est linéaire. Rien ne dure éternellement. Rien n’est une fin en soit. Et bien souvent, la lumière est nécessaire à la nuit, et les ténèbres à la lumières. L’un révèle l’autre, et ils se succèdent. Ils ne luttent pas l’un contre l’autre. Il sont là, tour à tour, par une espèce de course. Ils avancent, ils se mélangent, s’enlacent, puis se séparent, s’arrêtent puis redémarrent…

Souvent, il nous arrivent de croire que le tunnel n’a pas de fin, que l’espoir n’est plus permis… Et qu’il nous faut maintenant lutter sans cesse dans le noir pour nous en sortir. Les plus fragiles sombrerons et baisserons les bras en n’essayant plus ou peu de « remonter la pente »…
Certains s’imaginent être dans une félicitée totale parce que simplement ils évitent le monde extérieur, et toute confrontation au réel.Il est facile de se faire croire que tout va bien quand on cache la poubelle le plus loin possible. Mais voilà.. la poubelle est toujours là… Et elle pue.

Il n’est pas de lumière sans traversée du désert pour prendre une formule connue.
Lorsque l’on à goûté à la lumière, les ténèbres ne nous font plus peur, et nous sommes prêt à y plonger, parce que l’on sait que cela sera salutaire…

A un moment de mon cheminement (je ne prétendrais pas ici l’ avoir terminé, loin de là), je ne voyais pas très clair là dedans car vivant ou dans la lumière, ou dans les ténèbres, avec l’émotionnel que cela implique, je n’arrivais pas à prendre le recul indispensable pour comprendre ce qu’il se passait… Lorsque je pensais percevoir quelque chose de ce chemin, sans queue ni tête et qui apparemment n’avait pas de sens, qu’était ma vie, je me retrouvais dans des situations nouvelles qui m’obligaient à invalider ce que je croyais être vrai… Des plongées dans les ténèbres pouvant durer plusieurs années, alors qu’auparavant, les mouvements de yoyo s’étalaient régulièrement dans l’année…
Est-ce que je deviens fou ? Est-ce que je le suis déjà ? L’espoir est-il permis ?
Et, là, devant moi, j’ai trouvé Dieu… (Non, je déconne, c’est pour mettre un peu de rythme… Rassurez vous, je n’ai trouvé personne… Sauf moi-même peut-être, et encore… )

Il m’a fallut donc plusieurs années, plusieurs roues pour ceux à qui cela parle, pour comprendre le fonctionnement de ma vie (rien que ça, oui m’sieur). Je ne sais toujours pas si cela à un sens in fine. Je ne sais pas si cela mène quelque part, mais quelque chose me mène, m’emmène sur ce chemin souvent bien sinueux qu’est la vie… Peut-être est-ce le sens de ma quête (quoi je ne cherche pas grand chose), le but de ma vie, l’objectif final, la mort. Je n’en sais rien, mais c’est comme si j’étais accroché à ce point final, et qu’inexorablement il ne m’étais plus possible de dévier… Je vais vers lui…

Je ne dis pas que la vie à un sens. Mais je sais qu’elle à un but, une fin. Et qu’entre temps, nous avons des choses à accomplir. Nous avons à pénétrer dans nos ténèbres, les découvrir. Nous avons à savourer la lumière, la partager. La vie n’a peut-être pas de sens, mais il faut la vivre. Pas parce que c’est un devoir moral. Mais parce que c’est ainsi que nous pourrons nous guérir de notre folie. Faire tomber les masques. Arrêter d’être des pantins qui essayent de plaire, de jouer la comédie… Et enfin, nous pourrons être nous même, tel que l’on est, sans faux semblant, avec sincérité…

Une manière de vivre nos ténèbres et nos lumières, est de suivre la roue des saison. De célébrer les équinoxes, les solstices. Et par là même, de célébrer nos équinoxes et solstices intérieurs… Ce qui est en haut, est comme ce qui est en bas… Une alchimie peut se faire si lorsque nous célébrons, nous sommes dans l’ authenticité, dans le don de soi. A chaque sacrifice rituel, c’est un peu de nous que nous sacrifions. Et nous nous libérons à chaque fois un peu plus…

Bien sûr la magie doit opérer pendant ces célébrations. Il doit y avoir de la vie, les esprits doivent être présents, les Dieux et Déesses interpellés seront là. Si ce n’est pas le cas, si l’émotion n’est pas présente, et que chacun garde de la distance, il ne s’agit que de théâtre, de divertissement… Et cela peut-être bien… Mais pas suffisant pour tous.
Nous vivons dans un monde de fous. Et beaucoup de fous aimeraient guérir, et vivre librement. Mais pour cela, il faut renoncer à soi, et donner autant que l’on peut, pour peut-être, de temps en temps, recevoir un peu…

Je vous encourage donc à célébrer, et à vous y donner complètement.

Juste pour le jeu…

Witto

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3 réponses à Equilibre, déséquilibre…

  1. Naedune dit :

    Bonjour Witto , cet article tombe à point nommé pour moi qui nage un peu en eaux troubles.Quand tu parles de reconcer à soi, tu parles de renoncer à ses illusions?

    • Bonjour Naedune,

      Lorsque je parle ici de renoncer à soi, je parle spécifiquement des moments de rituels collectifs, lorsque l’on à la chance d’y assister, car c’est un moment vraiment privilégié. Ces moments sont des parenthèses dans nos quotidiens. Des moments où il est possible d’expérimenter avec sincérité un mode d’être « autre ». Renoncer à soi dans ces moment là, pour moi, c’est donner, se laisser bercer par le rythme du moment, et entrer dans la danse. A ce moment, nous ne sommes plus Naedune ou Witto, mais autre chose, parfois, un souffle sacré. Se laisser emporter, et faire ce qui doit être fais dans l’instant. Simplement. Sans vouloir parader, ou exhiber nos masques les plus attractifs. Juste être…
      Concernant les illusions, je crois qu’elles nous sont bien utiles pour tenir le choc dans la tempête de nos vies (mais heureusement, des fois, ça va bien aussi 😉 ). Par contre, avant de vouloir, et pouvoir, y renoncer, encore faut-il les observer comme telles, et ne pas se laisser embobiner par elles.
      Observer l’illusion que nous jouons, la regarder bien en face comme telle, et l’accepter entièrement telle qu’elle est, nous amène peut-être, peu à peu, vers plus de liberté vis à vis d’elle. Les illusions seront toujours là, parce que nous aidant à fonctionner au quotidien, mais n’étant plus dupe, nous cessons d’être leur esclave.
      Accepter, et se sourire à soi-même…dans toutes nos illusions…
      C’est pour cela qu’une alchimie est possible dans une pratique rituelle tout au long de la roue de l’année. En étant soi-même lors des cérémonies, on ensemence le terreau de nos vie dans son entièreté, et l’on se permet d' »être » un peu plus à chaque fois… même au boulot ou face à son banquier.
      Evidemment, il ne s’agit pas d’ une formule magique. Et ça ne coule pas tout seul tout le temps. Des fois, c’est même pénible de se regarder bien en face dans les yeux. Mais au fil du temps on se détricote, je le crois sincèrement, et quelque chose se passe… Et ce qui se passe ne peut de toutes façons être que très personnel.
      Il faudrait peut-être aussi étayer ce que l’on entend par « être soi-même » : suite à un prochain épisode 😉

      Witto

      PS : Merci pour ton commentaire 🙂

  2. Nadine Forestier dit :

    Merci Witto pour vos mots, ils me parlent et font ressurgir en ma mémoire les paroles de Khalil Gibran:
    « Je souhaiterais que ma vie continue d’être larme et sourire : une larme qui purifie mon cœur et me fait saisir les secrets et les énigmes de la vie, et un sourire qui me rapproche de mes semblables et symbolise la gloire que je rends aux divinités. »

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