Edad… La vison… (Ogham)

L’ ogham Edad – vision, peuplier

Assis sur ma montagne, le regard perdu sur l’horizon. Une forêt éternelle. Un manteau de paix recouvre la terre… Au loin, l’inaccessible… Au loin ce qui me donne envie… Donne envie d’avancer, d’aller voir ce que, peut-être, il peut s’y trouver.

Une vision, un espoir, une envie.

Lorsque l’on s’est dépouiller de tout, que reste t’il ? Lorsque l’on s’est défait de tout, pourquoi continuer ? Pourquoi se lever, et continuer pour une journée encore ?

La vision… Un mirage au coeur de notre âme qui nous fait dire que la-bas, il y a un trésor à découvrir… “Vas, avance sur ce chemin inconnu, et poursuis ton voyage”…

Un voyage sans fin, et sans véritable destination. L’horizon à tout jamais est insaisissable. Lorsque l’on croit le tenir au creux de nos mains, en arrivant au sommet d’une montagne. Un horizon encore plus lointain se porte à notre vue…

Désespoir ?

Non… Gratitude ! Car ce chemin ne connaîtra jamais de fin.

Pourtant, la vision est constante, permanente. Ce quelque chose de magique et de transcendant qui nous encourage à continuer d’avancer, à continuer de chercher…

Il y a la vision temporelle, l’envie, le besoin d’atteindre à un objectif. Une vision de ce que l’on veut être et devenir.

Ainsi, chaque pas, petit à petit va nous permettre d’avancer un peu plus vers ce que nous sommes en devenir.

Poursuivre cette vision très terrienne n’est pas toujours facile. Il s’agit de cultiver l’envie, la persévérance, afin de donner suffisamment de force au corps pour avancer le prochain pas, puis le suivant… Jusqu’a arriver à destination.

Et puis il y a la Vision… Celle que l’on suit, mais que l’on ne peut pas décrire. Comme une lumière qui fait face à notre âme, et nous encourage toujours et encore à continuer notre voie, notre chemin.

Il y a quelque chose de transcendant dans cette vision là… Quelque chose qui nous dépasse très largement. Il est possible de se sentir petit face à l’appel, à l’inspiration, donnée par cette vision. Néanmoins, rien de subit. C’est le grand appel qui nous amène vers la grandeur. C’est le lien magnétique qui existe entre l’origine du monde et ce que nous sommes.

La Vision nous encourage, ni plus ni moins, à devenir Dieu nous même. A se défaire de ce qui nous entrave, et à accueillir ce qui nous fait grandir.

Au court du chemin, comme guidé par un lien sacré, nous sommes amené sur des sentiers que l’on ne comprend pas toujours. Mais notre âme sait… Ce que l’on est au delà de nos petits envies et caprices sait…

Petit à petit, la vision se fait de plus en plus clair. Et l’on arrive à voir, vraiment, au début juste pour un instant, qui l’on est vraiment… Alors on continue. On avance, avec le courage renouvelé…

Alors le chemin prend une voie parfois très terrestre, très concrète. Parce que ce que ce que nous avons à accomplir repose sur le monde qui nous entoure, sur le sol que nous foulons.

Ainsi chaque acte, chaque action, chaque apprentissage peut être un chemin, un pas de plus vers la grande vision…

Ce qui ne veut pas dire que chaque action ne soit pas qu’une envie de plus, qu’un caprice à ajouter à ceux innombrables que nous avons déjà vécu…

Néanmoins, tout peut être objet de transcendance. Tout…

Ce qui fera la différence, c’est la vision qui se cache derrière chaque action. La vison est-elle intemporelle ? De l’ordre du sacré ? Permet-elle d’ouvrir l’ abime de l’inconnu sous nos pieds ? Ou nous amène t’elle vers plus de sécurité, vers plus de confort ?

Suivre la Vision, et Faire, ici et maintenant. A la fois pour un résultat concret et temporelle, mais aussi simplement pour vivre de manière divine la puissance du moment présent, de l‘effort accompli avec justesse et force.

Aller-retour permanent entre l’au-delà, ce qui se perd éternellement à l’horizon, et ce que je suis ici et aujourd’hui…

La vision, c’est ce qui nous pousse à avancer, ce qui nous appel avec une force sur-naturelle.

La vison demande du coeur, de la sincérité, et de l’humilité. Savoir qui l’on est, d’où l’on vient, et où l’ on veut aller. Si l’orgueuil prend le dessus, alors le risque est de se perdre éternellement, et de n’être guidé que par des chimères…

Pour suivre la Vision, il faut se connaître, cultiver sa bravoure, et affronter tous les dangers, réels ou imaginaires, afin d’y accéder…

Les Dieux entendent le courage et la droiture. Sans eux, nul besoin de rite ou de prière…

Sans courage, l’espoir n’est plus possible, et la Vision, au loin nous échappera… Peut-être à tout jamais.

Witto Laïloken

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